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ENLÈVEMENT À NANCY: L'UNAPEI DÉNONCE LE TRAITEMENT STIGMATISANT ET INCOHÉRENT D'UNE MÈRE HANDICAPÉE INTELLECTUELLE
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Date : 22/04/2014 15:14
Thème(s) :  Actualités nationales  ;  Famille  ;  Handicap-Mobilité Réduite  ;  Justice  ;  Social  ; 
Région(s) :  Ile-de-France
 
Résumé :  Mentionner dans l?alerte enlèvement la déficience intellectuelle comme étant un signe distinctif puis écrouer une personne reconnue déficiente intellectuelle : l?Unapei s?interroge sur la façon dont est traitée cette mère.
 
Document(s) attaché(s) :
2014_04_22CPUnapei_EnlevementNancy.pdf
 
Société communicante :
Unapei
15 rue Coysevox
75018
Tél. 01 44 85 50 50
[email protected]
 
Contact société communicante :
Coralie  Beylot
Attachée de presse
Tél. : 01 44 85 50 83
[email protected]
 
Contact presse :
Coralie  Beylot
Tél. : 01 44 85 50 83
[email protected]
     
Communiqué :

 

 

Communiqué de presse

Paris, le 22 avril 2014

 

Dans l'affaire de l'enlèvement de Miah à Nancy,

l'Unapei dénonce le traitement stigmatisant et incohérent d'une mère handicapée intellectuelle

 

Mentionner dans l'alerte enlèvement la déficience intellectuelle comme étant un signe distinctif puis écrouer une personne reconnue déficiente intellectuelle : l'Unapei s'interroge sur la façon dont est traitée cette mère.

 

Dans l'alerte enlèvement diffusée par le Ministère de la justice le jeudi 17 avril dernier, la déficience intellectuelle est présentée comme étant un signe distinctif permettant d'identifier le suspect : «Déficiente mentale, âgée de 36 ans, elle mesure 1 m 75, porte des lunettes gros foyer, a des cheveux châtain foncé ondulés et légèrement grisonnants ... ».

Pour l'Unapei, mentionner dès l'alerte sa déficience intellectuelle est stigmatisant. La déficience intellectuelle ne se voit pas, quel est donc l'objectif de l'alerte enlèvement si ce n'est pas d'identifier physiquement un suspect Est-ce qu'être déficient intellectuel présente un danger accru ? De plus, s'il s'agit pour les enquêteurs et le procureur de la République d'un signe distinctif, pourquoi ne pas tenir compte de sa déficience en la plaçant en détention provisoire ?

 

« Le traitement de cette mère handicapée est étrange et nous interroge. Les contradictions se succèdent. La déficience intellectuelle n'est pas visible, elle ne constitue pas un signe particulier qui permet l'identification. Et pourquoi ensuite écrouer une personne qui serait présentée comme n'ayant pas la mesure de ses actes ? Tout cela est incohérent et stigmatise encore le handicap mental » déclare Christel Prado, présidente de l'Unapei.

 

A propos de l'Unapei

Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis :

Créé en 1960, l'Unapei est le premier mouvement associatif français œuvrant pour la représentation et la défense des inrêts des personnes handicapées mentales. Les associations affiliées à l'Unapei agissent pour répondre aux besoins et aux attentes des personnes handicapées mentales, favoriser leur insertion et leur permettre de vivre dignement avec et parmi les autres.

L'Unapei est un mouvement national qui dère 550 associations présentes au niveau local (Apei, Papillons

Blancs, Chrysalide, Envol...), départemental (Adapei, Udapei, Association tutélaire) et régional (Urapei). L'Unapei en chiffres :

- 180 000 personnes handicapées accueillies

- 60 000 familles adhérentes des associations affiliées

- 3 100 établissements et services spécialisés

- 80 000 professionnels employés dans les associations et les établissements

Plus d'informations sur : www.unapei.org

 

 

Contact presse : Coralie Beylot - 01 44 85 50 83/ 06 37 36 21 48 / c.beylot@unapei.org

 

   
   
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