Bonjour,
je vous prie de trouver ci-joint et ci-après le communiqué de presse de CMA France, en réaction au vote du PLF 2026.
Sincères salutations,
Marie Respingue - CMA France - 07 45 08 48 53
PLF 2026
La baisse de ressources imposée unilatéralement au réseau des CMA par le gouvernement va faire un grand perdant : l’artisan !
A rebours du votre des parlementaires (Assemblée Nationale et Sénat) qui se sont clairement exprimés pour le respect de la trajectoire négociée avec l’Etat (-13,25 millions d’euros), le gouvernement a pris hier, de façon unilatérale, la décision d’imposer au réseau des CMA une baisse supplémentaire de ses ressources au titre du budget 2026.
Les CMA, un modèle d’établissement public de proximité efficace et pragmatique en pleine transformation
« Des efforts sans précédents qui répondent aux exigences de rationalisation des budgets demandés par les différents gouvernements, ont été engagés et sont en cours. Les résultats sont là, sans que cela ne se fasse au détriment des artisans qui financent notre action », déclare Joël Fourny, président de CMA France, qui ajoute : « dans le réseau des Chambres de Métiers et de l’Artisanat, nous pensons que la meilleure façon de réaliser des économies, c’est de se réformer, et c’est ce que nous faisons depuis maintenant 5 ans ».
En 2021, avec la régionalisation, le réseau des CMA avait déjà franchi une première étape dans un processus inédit de transformation, et ce, sans dégrader sa capacité à accompagner les 2,2 millions d’entreprises artisanales françaises et à former plus de 110 000 apprentis par an.
« Aujourd’hui notre transformation va encore plus loin avec un projet baptisé CAP 2027, engagé dés 2023 et dont les premiers résultats sont visibles » ajoute Joël Fourny. « L’objectif est de moderniser notre réseau, de rationaliser notre fonctionnement, sans priver les artisans de l’accompagnement de proximité dont ils ont besoin au quotidien, en un mot c’est faire mieux avec moins ! »
Un effort constant au service de l’efficacité budgétaire
Conscient que l’Etat doit faire face à des contraintes budgétaires inédites, CMA France a travaillé avec Bercy pour négocier une trajectoire de baisse programmée de ses ressources entre 2023 et 2027. Les CMA ont donc intégré une baisse de 60 millions d’euros sur la taxe prélevée sur les entreprises artisanales, alors même que le réseau subit des coups de rabots importants en matière de financement de la formation professionnelle, notamment l’apprentissage.
« C’est pourquoi, cette baisse supplémentaire de nos ressources, telles qu’elle a été inscrite hier dans le PLF 2026 à l’aide du 49-3, n’a aucun sens et sera tout simplement contre-productive » poursuit Joël Fourny.
Le réseau des Chambres de métiers et de l’artisanat constitue un maillon essentiel pour la 1ère Entreprise de France, celle « d’un expert de proximité ».
« Nous sommes l’acteur du dernier kilomètre, celui vers lequel se tournent les artisans dans un contexte économique particulièrement difficile. Le recours aux services des CMA est d’ailleurs en constante progression, et les attentes sont fortes. Avec des 94% des utilisateurs qui se déclarent satisfaits de l’accompagnement proposé, pourquoi mettre en péril ce qui fonctionne et participe à la résilience de nos entreprises artisanales » interroge Joël Fourny.
Une décision unilatérale injuste, incompréhensible et inacceptable
Cette hausse de la ponction réalisée par l’Etat sur la taxe versée par les artisans au titre de la TFCMA se traduira automatiquement par une baisse du niveau de service proposé par le réseau des CMA.
« Concrètement, et alors que nous participons déjà activement à l’effort budgétaire demandé, c’est l’artisan qui se retrouve doublement pénalisé, il paiera le même prix pour un niveau de service moindre. Cette décision unilatérale du gouvernent qui est tout autant incompréhensible qu’inacceptable fait un grand perdant : l’artisan », déplore Joël Fourny.