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L’union des marchés de capitaux
Des banques paneuropéennes, des fonds d’investissement,
une Bourse unique, un choc culturel... expliqués simplement
Par Alain LEMASSON
Alors que le continent dispose d’une épargne abondante, son économie demeure freinée par un système financier fragmenté, encore largement dominé par le crédit bancaire et moins intégré que celui des États-Unis.
Résultat : startups, PME, ETI et grands groupes peinent à trouver les financements nécessaires à leur développement et se tournent souvent vers les marchés américains pour soutenir leur croissance.
Dans son livre, l’auteur décrypte avec pédagogie l’un des projets les plus stratégiques pour l’avenir de l’Union européenne.
Un diagnostic clair : le retard européen
L’ouvrage s’ouvre sur une comparaison structurante entre l’Europe et les États-Unis. Il met en lumière les différences de « mix financier » entre banques, marchés et États, et analyse les conséquences de cette organisation sur la réindustrialisation, le financement des start-up et l’émergence de champions technologiques européens.
Le constat est sans ambiguïté : l’insuffisance des marchés de capitaux européens limite la capacité d’investissement, freine l’innovation et fragilise la souveraineté économique du continent.
Comprendre les failles du système actuel
À travers des explications accessibles, le livre détaille :
Les limites du financement bancaire traditionnel.
Le rôle encore trop restreint des Bourses européennes.
Les enjeux du capital-investissement et du private equity.
Le fonctionnement des fonds d’investissement et les mécanismes du « shadow banking ».
Les conséquences structurelles de la crise des subprimes.
L’auteur revient également sur des sujets complexes : titrisation, accords de Bâle, quantitative easing, taux négatifs… en les rendant compréhensibles grâce à des schémas simplifiés et des exemples concrets.
Les leviers d’une transformation ambitieuse
L’Union des marchés de capitaux ne se limite pas à une réforme technique : elle suppose une transformation profonde de l’architecture financière européenne.
L’ouvrage explore notamment :
Le renforcement des banques paneuropéennes.
La relance de l’union bancaire.
La fusion des Bourses autour d’acteurs comme Euronext.
La création de fonds d’investissement plus puissants.
Un meilleur fléchage des capitaux vers les PME-ETI et les start-up.
Le rôle spécifique d’institutions telles que la BPI en France.
Un éclairage particulier est apporté sur le cas allemand, le Mittelstand et la nécessité d’un rapprochement financier renforcé au sein de l’Europe.
Un enjeu culturel autant qu’économique
Au-delà des mécanismes financiers, le livre insiste sur la dimension culturelle du projet. L’Union des marchés de capitaux implique un véritable changement de perception de la finance, une meilleure éducation économique des citoyens européens et une adaptation des systèmes d’enseignement.
L’auteur interroge également les idées reçues autour de la création monétaire, du shadow banking ou de l’aléa moral, et replace la finance dans une perspective historique et théorique, en convoquant Adam Smith, Schumpeter ou Keynes.
Croissance, écologie, souveraineté : un équilibre à construire
S’appuyant notamment sur les analyses du rapport Draghi, l’ouvrage montre en quoi une centralisation financière plus poussée constitue un levier essentiel pour répondre aux défis contemporains : transition écologique, tensions géopolitiques, réduction des inégalités et affirmation des valeurs européennes.
Clair, structuré et pédagogique, L’union des marchés de capitaux offre les clés pour comprendre comment mieux mobiliser l’épargne européenne au service de la croissance, de l’innovation et de l’autonomie stratégique du continent.
Un ouvrage de référence pour dirigeants, décideurs publics, professionnels de la finance, enseignants et citoyens souhaitant appréhender l’une des réformes les plus déterminantes de l’Union européenne.
Mieux mobiliser les capitaux européens, c’est donner à l’Europe les moyens de ses ambitions.
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