COMMUNIQUÉ
Paris, le 12/02/2026
BAROMÈTRE DE L’ASSURANCE AUTO D’ASSURLAND.COM : UNE HAUSSE MOYENNE DES PRIMES DE 8 % EN 2025
Ce jeudi 12 février, le comparateur en ligne d’assurance Assurland.com dévoile son baromètre de l’assurance auto. Basé sur l’analyse de 119 370 devis restitués entre le 1er janvier et le 31 octobre 2025, celui-ci met en lumière une nouvelle hausse marquée du coût de l’assurance automobile en France.
Le principal constat de ce Baromètre fait état d’une augmentation moyenne de 8 % sur un an, portant le prix moyen de l’assurance auto à 751 € à l’échelle nationale. Une progression continue, tirée notamment par la montée du risque climatique, la hausse de la valeur des véhicules et l’augmentation des coûts de réparation.
Une hausse installée dans la durée
La progression observée en 2025 n’est pas nouvelle. Depuis 2010, le coût de l’assurance auto a augmenté de 36 %, traduisant une transformation du risque automobile et de son coût d’indemnisation.
Les écarts géographiques restent particulièrement prononcés. Le montant moyen d’une prime oscille entre 592 € en Bretagne et 952 € en Corse, région la plus chère, notamment en raison d’une concurrence plus limitée. Les régions PACA (936 €) et Île-de-France (809 €) figurent également parmi les plus onéreuses, sous l’effet combiné de la densité de circulation, de l’exposition au vol et de la valeur du parc roulant. Cependant, des territoires historiquement plus accessibles, comme les Pays de la Loire (+9,3 %) ou la Bretagne (+8,5 %), enregistrent désormais des hausses soutenues.
« Cette hausse continue pèse lourdement sur le budget des automobilistes. L’assurance auto devient un poste de dépense de plus en plus contraint, sous l’effet cumulé de l’inflation, du coût des réparations et des risques climatiques », déclare Philippe NOZIÈRE, Président de « 40 millions d’automobilistes ».
Le risque climatique s’impose dans le calcul
Autre évolution marquante : l’intégration croissante du risque climatique dans le calcul des primes.
Les épisodes de grêle, longtemps limités à certaines zones, gagnent en fréquence et en intensité. Le phénomène n’est plus marginal et génère des sinistres de masse particulièrement coûteux pour les assureurs. L’orage de grêle survenu à Paris en mai 2025 en est une illustration frappante : 196 millions d’euros de dommages ont été recensés, touchant plus de 61 000 véhicules. Des événements de cette ampleur contribuent directement à la réévaluation des cotisations.
D’autres facteurs pèsent sur le niveau des primes
Au-delà des disparités territoriales et de l’impact croissant du risque climatique, plusieurs paramètres influencent directement le montant des cotisations.
La typologie des véhicules, d’abord, joue un rôle central. Plus un modèle intègre de technologies avancées, plus sa remise en état s’avère technique et coûteuse : une réalité qui se répercute mécaniquement sur le tarif d’assurance. L’électrification progressive du parc, la généralisation des aides à la conduite ou encore la densification des systèmes électroniques complexifient les interventions et allongent les durées de réparation.
Les motorisations électriques en offrent une illustration concrète : avec une prime moyenne de 818 €, elles restent plus onéreuses à assurer que les véhicules essence (753 €) ou diesel (735 €).
Dans ce contexte de hausse structurelle des coûts, les contrats tous risques — qui offrent le niveau de couverture le plus étendu — subissent de plein fouet cette inflation. En deux ans, leur coût moyen a progressé de 19 %, pour atteindre 809 € fin 2025. Par conséquent, de plus en plus d’automobilistes réajustent leur niveau de protection : 27 % des assurés s’orientent désormais vers des formules intermédiaires, recherchant un compromis entre étendue des garanties et maîtrise du budget.
Le profil du conducteur constitue un autre déterminant majeur. Les jeunes automobilistes demeurent les plus exposés : les 17-25 ans paient en moyenne 1 462 €, contre 508 € pour les 56-70 ans. Un différentiel important, lié à une sinistralité statistiquement plus élevée en début de conduite.
Comparer pour économiser
À garanties équivalentes, un même profil peut se voir proposer des dizaines de contrats dont les montants diffèrent fortement, parfois du simple au triple. Les offres les plus attractives restent majoritairement orientées vers les nouveaux clients, l’assurance auto demeurant un produit d’appel stratégique.
« Plus que jamais, il est indispensable de comparer les offres, de vérifier ses garanties et d’adapter son contrat à ses besoins réels pour payer le prix juste. La concurrence existe et elle doit pleinement jouer en faveur des assurés », souligne Pierre CHASSERAY, délégué général de l’association.
À l’occasion de la publication de ce Baromètre, Assurland.com et « 40 millions d’automobilistes » rappellent la nécessité, pour les conducteurs, de mettre régulièrement en concurrence les assureurs et d’ajuster leurs garanties à leur usage réel du véhicule, idéalement tous les deux à trois ans.