L’étude de crevettes des grands fonds révèle comment la vie s’adapte aux environnements les plus extrêmes
Une étude menée par l’Ifremer et des partenaires dévoile comment 22 espèces de crevettes des grands fonds marins adaptent leur alimentation en fonction de leur proximité avec les cheminées hydrothermales, recourant de plus en plus à la symbiose, jusqu’à se nourrir exclusivement grâce aux bactéries logées dans leur tête. Ces travaux renouvellent la compréhension de l’évolution de ces espèces et soulignent la grande vulnérabilité des écosystèmes profonds.
Pour la première fois, des scientifiques de l’Ifremer, de la Japan Agency for Marine-Earth Science and Technology (JAMSTEC), de Sorbonne Université, de l’Université de Liège, de la Temple University de Philadelphie, de l’Université de Southampton et de l’Université de Rhode Island, ont étudié et comparé les stratégies d’alimentation de 22 espèces des grands fonds, représentant près des deux tiers des familles connues.
Cette étude publiée dans Proceedings of the Royal Society B met en évidence un continuum de modes d’alimentation allant de la symbiose partielle à une dépendance exclusive à la chimiosynthèse.
A la différence des espèces de crevettes installées plus loin des cheminées hydrothermales qui combinent la symbiose avec des modes d’alimentation plus classiques (ingestion de bactéries, de petites proies ou de « neige marine »), les trois espèces Rimicaris exoculata, Rimicaris karei et Rimicaris hybisae, qui vivent au plus près des cheminées hydrothermales, dépendent entièrement d’une symbiose avec des bactéries pour se nourrir.texte
Lire le communiqué de presse complet en pdf ci-dessus ou sur ifremer.fr
Contacts Presse
Lucie Lautrédou : 06 15 73 95 29 / Sacha Capdevielle : 06 07 84 37 97
[email protected]
|