COMMUNIQUÉ
Paris, le 13/03/2026
CRISE CARBURANTS : BAISSES PROMISES CE WEEK-END, « SI RIEN NE CHANGE À LA POMPE, LE GOUVERNEMENT DEVRA BAISSER LES TAXES » PRÉVIENT « 40 MILLIONS D’AUTOMOBILISTES »
Alors que le prix du pétrole semble se stabiliser autour de 95 dollars le baril, avec des variations limitées de quelques dollars à la hausse comme à la baisse, plusieurs enseignes de la grande distribution annoncent des opérations commerciales destinées à faire baisser fortement le prix des carburants ce week-end. Pour l’association « 40 millions d’automobilistes », ces annonces constituent un moment de vérité : si les baisses ne sont pas au rendez-vous, la pression sur le Gouvernement deviendra rapidement insoutenable.
Depuis plusieurs jours, les marchés pétroliers montrent en effet des signes d’accalmie, le baril évoluant dans une zone relativement stable autour de 95 dollars, avec des variations limitées – +5/-5 –. Une situation qui devrait, en théorie, permettre une détente progressive des prix des carburants. Pour autant, sur le terrain, les automobilistes attendent toujours de voir une baisse réelle et significative.
Le Gouvernement refuse toujours de baisser les taxes
Pour l’association, le problème reste pourtant parfaitement identifié : en France, la majorité du prix payé à la pompe provient de la fiscalité. Et malgré les tensions sur les prix et les inquiétudes sur le pouvoir d’achat, le Gouvernement continue d’écarter toute baisse des taxes sur les carburants.
« Depuis des semaines, les automobilistes demandent un geste fiscal. La réponse du Gouvernement est toujours la même : il n’est pas question de baisser les taxes. On préfère compter sur des opérations ponctuelles de la grande distribution. Mais cela ne peut pas remplacer une vraie décision politique. », souligne Philippe NOZIÈRE, président de l’association « 40 millions d’automobilistes ».
Un week-end décisif
Pour « 40 millions d’automobilistes », les promesses de baisse faites par les distributeurs vont donc être mises à l’épreuve des faits dans les prochains jours. Si les prix ne reculent pas réellement, la déception pourrait être forte.
« Si les prix ne redescendent pas suffisamment malgré toutes les annonces, la pression sociale deviendra très rapidement trop forte. Et ce sera un nouvel échec pour le Gouvernement, qui refuse pour l’instant d’utiliser le seul levier réellement efficace : la fiscalité. », prévient Pierre CHASSERAY, Délégué Général de « 40 millions d’automobilistes ».
Pour l’association, la conclusion sera alors évidente.
« Si les opérations commerciales ne suffisent pas à faire baisser les prix, il faudra bien regarder la réalité en face : la seule solution sera de baisser les taxes sur les carburants. Les automobilistes attendent des actes. Rendez-vous lundi pour voir si les promesses ont été tenues. », conclut Pierre Chasseray.