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Communiqué 16.03.2026 | Pour diffusion immédiate
Depuis 35 ans, Surfrider Foundation Europe agit pour protéger l’Océan. Cette protection se fait, notamment, grâce à la collecte et à la quantification des déchets présents sur les plages et aux abords des cours d’eau. Cette année encore, des milliers de citoyen.nes se sont donc engagé.es aux côtés de l’ONG pour collecter ces précieuses données. Pour mieux comprendre leurs origines et leurs impacts, Surfrider publie aujourd’hui son rapport annuel 2025 sur le sujet.
La science participative : au cœur de l’action de Surfrider
En 2025, Surfrider a mené plusieurs programmes de science participative qui ont permis d’analyser la quantité, la nature et la répartition des déchets retrouvés sur les plages et les berges des rivières en Europe :
- Des collectes de données autour des Biomédias (microplastiques issus de stations de traitement des eaux) : les données sont recueillies sous forme de témoignages effectués par des citoyen.nes.
- Les protocoles Ospar/DCSMM – agrée par l’Union Européenne – surveillent de façon scientifique les déchets grâce à des collectes et des classifications spécifiques.
L’ensemble des données est utilisé à différentes échelles – locale, nationale et européenne – pour améliorer les connaissances scientifiques sur le sujet.
Ces informations servent également aux équipes de plaidoyer de l'ONG pour influencer les décideurs politiques et interpeller les industriels, afin d’agir directement à la source de la pollution et promouvoir des réglementations plus strictes en faveur de l’environnement.
Ce rapport met en lumière les résultats de ces actions et souligne l'importance de l’engagement collectif. Chacun.e, à son échelle, peut contribuer à préserver l’environnement et l’océan.
Lien vers le rapport complet
Les grands chiffres de la participation

Cette année marque donc une nouvelle fois une augmentation du nombre de déchets ramassées par les participant.es (plus de 100 000 déchets en plus). L’ONG souligne surtout l’augmentation de 50% en 1 an du nombre de déchets ramassés tous les 100 mètres (seulement 223 en 2024).
Surfrider souhaite aussi remercier toutes les personnes qui se sont engagées à ses côtés pour rendre ces collectes et ces quantifications possibles.
Initiatives Océanes : Les déchets les plus retrouvés

Cette année encore, la liste des 10 déchets les plus retrouvés reste inchangée : les mégots restent en tête en nombre de déchets retrouvés et double en quantité par rapport à 2024.
Protocole OSPAR : un protocole scientifique pour les plages et les rivières
En 2025, 9 sites répartis en France et en Espagne ont été suivi grâce à un protocole scientifique rigoureux respectant les critères imposés par l’Union Européenne. Les 4 collectes dans l’année sur ces sites de 100 mètres ont permis de quantifiés 11860 déchets, soit 349 par 100 m, selon une classification en 251 catégories prédéfinies.

Focus sur la pollution aux biomédias
Les biomédias sont des microplastiques utilisés comme support pour des bactéries afin de dégrader la matière organique dans les étapes d’épuration des eaux usées. Lors de crues, d’orages intenses, de fortes périodes touristiques générant des flux importants d’eau ou lors de dysfonctionnement des infrastructures, les biomédias peuvent se retrouver dans l’environnement.
En 2025, 7197 biomédias ont été retrouvés et signalés, via la plateforme de témoignage mise en place par Surfrider, dans 122 communes en Europe.
Des données de terrain pour faire évoluer les lois
Surfrider rappelle que ces collectes de données autour des déchets tout au long de l’année par les citoyen.nes sont essentielles pour faire évoluer les lois. En 2019, par exemple, elles ont permis de faire adopter la Directive Européenne Single Use Plastic conduisant à l’interdiction de la vente d’objets en plastique à usage unique comme les pailles, touillettes, couverts et cotons-tiges.
En 2026, les données pourront, notamment, servir à appuyer une prise de position citoyenne et ancrée dans la réalité lors de la révision de la Directive Cadre stratégique pour le Milieu Marin (DCSMM).
Nous restons à la disposition des journalistes pour toute demande d’information ou d’interview.
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