COMMUNIQUÉ
Paris, le 04/01/2026
CRISE CARBURANTS : LE GOUVERNEMENT CONFIRME CE QUE « 40 MILLIONS D’AUTOMOBILISTES » DÉNONÇAIT DÉJÀ IL Y A UN MOIS.
Alors que la flambée des prix des carburants pèse lourdement sur le budget des Français, le Gouvernement réunit ce mercredi 1er avril une trentaine de ministres autour du Premier ministre, Sébastien Lecornu afin de trouver des réponses à la crise.
Mais une fois encore, l’exécutif semble passer à côté de l’essentiel.
Plutôt que de s’attaquer à la principale cause du prix élevé des carburants en France — une fiscalité qui représente environ 60% du prix payé à la pompe — le Gouvernement envisagerait d’utiliser les recettes fiscales issues de la hausse des prix pour financer un plan d’électrification des véhicules et de certains équipements professionnels.
Pour l’association « 40 millions d’automobilistes », cette approche est totalement déconnectée de la réalité vécue par des millions d'automobilistes.
Un nouveau poisson d’avril pour les automobilistes ?
Parmi les pistes évoquées par le Gouvernement figure notamment la mise en place d’offres de location de véhicules électriques pour certaines professions utilisant beaucoup leur voiture dans leur activité. Si ces dispositifs peuvent concerner certains secteurs, ils ne répondent en rien à la difficulté immédiate rencontrée par l’ensemble des automobilistes : payer leur carburant devenu hors de prix.
« Une fois de plus, le Gouvernement empile des dispositifs absurdes mais ignore complètement la majorité des Français qui utilisent leur voiture tous les jours pour aller travailler, accompagner leurs enfants ou simplement vivre. Ces annonces ne feront pas baisser le prix à la pompe. », dénonce Philippe NOZIÈRE, Président de l’association « 40 millions d’automobilistes ».
Pour l’association « 40 millions d’automobilistes », ces annonces donnent surtout l’impression que le Gouvernement se paie la tête des Français : on explique à certaines professions, comme les aides-soignantes ou les infirmiers libéraux, qu’ils pourraient simplement laisser leur véhicule thermique pour louer ou passer en leasing sur une voiture électrique.
« Dire à des aides-soignantes qu’elles n’ont qu’à louer un véhicule électrique montre à quel point le Gouvernement est déconnecté de la réalité du quotidien des automobilistes. En ce 1er avril, on a presque l’impression d’assister à un nouveau poisson d’avril signé Sébastien Lecornu. On nous explique que l’argent collecté sur les carburants va être réinvesti pour aider les Français, mais la réalité est simple : les automobilistes paient toujours plus cher et les vraies solutions, comme la baisse des taxes, sont soigneusement évitées. », estime Pierre CHASSERAY.
Fiscalité des carburants : les automobilistes étranglés par les taxes
Alors que le Gouvernement envisage d’utiliser les recettes issues de la hausse des prix des carburants pour financer ses mesures, « 40 millions d’automobilistes » rappelle une évidence : les automobilistes français sont déjà écrasés par la fiscalité.
Aujourd’hui, près de 60 % du prix payé à la pompe correspond à des taxes. Pour des millions de Français, notamment dans les zones rurales et périurbaines où la voiture est indispensable au quotidien, cette pression fiscale est devenue tout simplement insoutenable.
« Depuis des années, la France empile les taxes sur les carburants. Résultat : les automobilistes sont aujourd’hui totalement asphyxiés. On ne peut pas continuer à écraser les Français avec une fiscalité qui représente près de 60 % du prix à la pompe. », rappelle Philippe NOZIÈRE.
Alors que certains prétendent qu’une baisse des taxes serait trop coûteuse pour les finances publiques, « 40 millions d’automobilistes » estime au contraire que maintenir cette fiscalité excessive est une erreur économique majeure. Une pression fiscale trop forte sur les carburants pèse sur le pouvoir d’achat, freine la consommation et menace la croissance.
Continuer à refuser toute baisse pourrait coûter bien plus cher à l’économie française, alors même que le pays a déjà perdu un demi-point de croissance, soit environ 15 milliards d’euros.
« Nous l’avions dit il y a un mois : si rien n’était fait sur la fiscalité, les automobilistes seraient les premiers à payer la facture. Les annonces de Sébastien Lecornu confirment malheureusement que nous avions raison. Il est temps d’engager une refonte totale de la fiscalité sur les carburants : on ne peut pas continuer à écraser les Français de taxes ! », conclut Pierre CHASSERAY.