Retour  


 
SONDAGE : DEVENIR MANAGEUR(-EUSE) FAIT-IL ENCORE RÊVER ?
Imprimer
 
   
Date : 07/04/2026 16:45
Thème(s) :  Actualités nationales  ;  Emploi - Salariés  ;  Management  ;  Ressources humaines  ;  Société  ; 
 
 
 
 
Document(s) attaché(s) :
CP-HowMuch-Sondage-Management-OK50.pdf
 
Société communicante :
HOW MUCH
[email protected]
 
     
Communiqué :

 

Communiqué de presse – Sondage national

 

 

Devenir manageur(-euse) fait-il encore rêver ?

 

 

 

 

 

 

Paris, 7 avril 2026

Longtemps perçu comme une étape clé de progression de carrière, le management semble aujourd’hui perdre de son attractivité. Entre pression accrue, responsabilités élargies et rémunération jugée insuffisante, de plus en plus de Français remettent en question l’intérêt de franchir ce cap. L’agence HOW MUCH a mené l’enquête auprès de 3 103 salariés (manageurs ou non) afin de vérifier si le modèle managérial est effectivement remis en question.

 

 

 

« Le management est-il plus toujours perçu comme une évolution désirable ? Aujourd’hui, les actifs arbitrent de plus en plus rationnellement entre contraintes et bénéfices, et le calcul n’est peut-être pas toujours en faveur du rôle managérial. »

 

Sandrine Dorbes - Conférencière - Experte en stratégie de rémunération - Créatrice de « HOW MUCH »

 

 

 

Un net recul de l’attractivité managériale

 

Le management est aujourd’hui perçu d’abord comme un poste plus contraignant que réellement intéressant financièrement, surtout par celles et ceux qui l’exercent déjà.

 

En effet, côté manageurs, 81 % pencheraient vers l’idée que la fonction apporte soit un peu plus de salaire pour beaucoup plus de contraintes (32 %), soit presque pas plus de salaire pour beaucoup plus de contraintes (31 %) et moins intéressant financièrement que des postes d’experts (18 %).

 

Chez les salariés, la vision est légèrement moins sévère mais reste majoritairement prudente, avec 78 % sur ces trois réponses.

Il y a donc un réel recul de l’attractivité de la fonction managériale en France.

 

Parmi les éléments suivants, lequel reflète le mieux votre perception actuelle du management ?

Réponses

Manageurs(-euses)

Salariés(-es)

Plus de salaire, mais aussi plus d’avantages et de responsabilités

14 %

19 %

Un peu plus de salaire, mais beaucoup plus de contraintes

32 %

38 %

Presque pas plus de salaire pour beaucoup plus de contraintes

31 %

29 %

Moins intéressant financièrement que des postes experts

18 %

11 %

Je ne sais pas / Ne se prononce pas

5 %

3 %

 

 

 

 

 

Quid de la rémunération ?

 

En ce qui concerne le salaire, 66 % des manageurs jugent cette fonction insuffisamment rémunérée (39 %), ou clairement sous-payée (27 %).

Même constat chez 55 % des salariés, cette perception négative reste majoritaire mais un peu moins marquée.

La hausse de rémunération ne compense pas toujours l’intensification des contraintes.

 

Diriez-vous qu’aujourd’hui, les postes de manageurs(-euses) sont :

Réponses

Manageurs(-euses)

Salariés(-es)

Mieux payés que jamais

7 %

9 %

Correctement rémunérés

23 %

27 %

Insuffisamment rémunérés

39 %

33 %

Clairement sous-payés

27 %

22 %

Je ne sais pas / Ne se prononce pas

4 %

9 %

 

 

 

 

 

Devenir manageur : un mauvais calcul financier ?

 

Une majorité de manageurs (61 %) considèrent aujourd’hui que le management est devenu, au moins en partie, un mauvais calcul financièrement, tout comme 51 % des salariés.

 

À noter que, 31 % des manageurs et 35 % des salariés rejettent cette idée. La relation entre une charge de travail accrue et un gain économique est donc perçue comme moins évident qu’auparavant.

 

Selon vous, le management est-il devenu un mauvais calcul financièrement ?

Réponses

Manageurs(-euses)

Salariés(-es)

Oui, tout à fait

28 %

22 %

Plutôt oui

33 %

29 %

Plutôt non

21 %

26 %

Pas du tout

10 %

9 %

Je ne sais pas / Ne se prononce pas

8 %

14 %

 

 

 

 

 

Un niveau d’augmentation conséquent pour séduire

 

Pour accepter un poste de manageur, 64 % des salariés demanderaient au moins 10 % d’augmentation, dont 25 % réclameraient plus de 20 %. Seuls 28 % se satisferaient d’une hausse inférieure à 10 %.

 

Le management reste perçu comme une progression de carrière, mais de moins en moins comme une promotion automatiquement attractive si la contrepartie financière n’est pas suffisamment marquée.

 

À partir de quel niveau d’augmentation accepteriez-vous un poste de manageur(-euse) ?

Réponses

Salariés(-es)

Moins de 5 %

7 %

Entre 5 % et 10 %

21 %

Entre 10 % et 20 %

39 %

Plus de 20 %

25 %

Je ne sais pas / Ne se prononce pas

8 %

 

Pour redonner de l’attractivité financière aux postes de management, l’augmentation des salaires arrive sans surprise en tête. Aussi bien pour 47 % des manageurs que pour 41 % des salariés.

 

Les avantages en temps et en flexibilité ressortent ensuite à un niveau élevé (respectivement 24 % et 31 %), en adéquation avec les critiques récurrentes sur la charge, la disponibilité et l’intensification du rôle. Les bonus et primes restent une solution jugée utile (18 % et 19 %), mais secondaire par rapport à une revalorisation durable du fixe.

 

Selon vous, que faudrait-il en priorité pour redonner de l’attractivité financière aux postes de manageurs(-euses) ?

Réponses

Manageurs(-euses)

Salariés(-es)

Augmenter fortement les salaires fixes

47 %

41 %

Renforcer les bonus et primes

18 %

19 %

Mieux valoriser les avantages (temps, flexibilité…)

24 %

31 %

Réduire les écarts de responsabilité

9 %

6 %

Je ne sais pas / Ne se prononce pas

2 %

3 %

 

 

 

 

Des contraintes non compensées financièrement

 

À la question « Pensez-vous que les contraintes (horaires, pression, responsabilités) des manageurs(-euses) sont suffisamment compensées financièrement ? », les avis sont partagés.

86 % des manageurs estiment que les contraintes du management ne sont pas (44 %) ou seulement partiellement (42 %) compensées financièrement, tout comme 84 % des salariés.

Cependant, les salariés sont plus nombreux à répondre « Partiellement » (48 %), et nuancent que s’il existe une contrepartie salariale, elle apparaît souvent insuffisante au regard des horaires, de la pression et des responsabilités.

 

Pensez-vous que les contraintes (horaires, pression, responsabilités) des manageurs(-euses) sont suffisamment compensées financièrement ?

Réponses

Manageurs(-euses)

Salariés(-es)

Oui

11 %

12 %

Non

44 %

36 %

Partiellement

42 %

48 %

Je ne sais pas / Ne se prononce pas

3 %

4 %

 

 

 

 

Une fonction stressante

 

En ce qui concerne le niveau de stress associé aux fonctions managériales, 76 % des manageurs jugent élevé à 49 % ou très élevé à 27 %.

 

La hausse de la charge de travail, le rôle plus complexe, les arbitrages humains plus lourds, et l’exposition croissante à la pression opérationnelle et relationnelle sont également perçus négativement par 64 % des salariés.

 

Le niveau de stress associé aux fonctions managériales vous semble :

Réponses

Manageurs(-euses)

Salariés(-es)

Très faible

1 %

3 %

Faible

4 %

7 %

Modéré

18 %

21 %

Élevé

49 %

33 %

Très élevé

27 %

31 %

Je ne sais pas / Ne se prononce pas

1 %

5 %

 

 

 

 

Une pression des résultats qui bloque

 

Le principal frein au management ne serait pas uniquement l’argent, mais l’intensité globale du rôle. En effet, chez les manageurs, la pression des résultats arrive en tête à 37 %, suivie des responsabilités juridiques et humaines à 25 %.

 

Le classement est un peu différent pour les salariés : la pression des résultats reste très élevée à 29 %, mais le manque de rémunération remonte davantage avec 26 %.

La fonction est donc perçue de l’extérieur comme plus lourde sans contrepartie assez nette.

 

Qu’est-ce qui vous freine le plus à devenir (ou à rester) manageur(-euse) ?

Réponses

Manageurs(-euses)

Salariés(-es)

Le manque de rémunération

19 %

26 %

Les responsabilités juridiques et humaines

25 %

17 %

La pression des résultats

37 %

29 %

Le manque de formation/accompagnement

9 %

18 %

Le manque d’intérêt pour le management

7 %

4 %

Autre

1 %

2 %

Je ne sais pas / Ne se prononce pas

2 %

4 %

 

 

 

 

Prêt(e) pour le management ?

 

Heureusement, tout n’est pas perdu pour la fonction managériale.

Ainsi, 46 % des salariés seraient « peut-être » prêts à devenir manageur dans les 3 prochaines années, et 28 % l’envisagent clairement.

 

Autrement dit, 74 % des salariés gardent au moins une forme d’ouverture au management, mais de manière prudente et conditionnelle. Le management continue donc d’incarner une évolution possible, mais suscite davantage d’hésitations et de réflexions.

 

Seriez-vous prêt(e) à devenir manageur(-euse) dans les 3 prochaines années ?

Réponses

Salariés(-es)

Oui

28 %

Non

23 %

Peut-être

46 %

Je ne sais pas / Ne se prononce pas

3 %

 

 

 

 

* Méthodologie : Cette étude a été réalisée du 27 mars au 2 avril 2026 auprès d’un échantillon de 3 103 actifs français âgés de 18 ans et plus, représentatif de la population active nationale.

L’enquête a été administrée en ligne via le panel BuzzPress France, composé de 27 700 répondants.

La constitution de l’échantillon repose sur la méthode des quotas, appliquée aux variables suivantes : sexe, âge et région.

Afin de permettre une analyse fine selon le niveau de responsabilité, un sur-échantillonnage ciblé a été effectué sur certaines catégories de répondants, notamment les manageurs et profils à responsabilités.

Les données ont ensuite fait l’objet d’un redressement statistique (calage sur marges), afin d’assurer la représentativité de l’échantillon. Les résultats ont été pondérés selon les variables de quotas initiales (sexe, âge, région), puis rééquilibrés sur la variable statut professionnel / niveau de responsabilité (salarié non-manageur, manageur).

Les pondérations ont été établies à partir de données de référence issues de l’INSEE ainsi que de sources administratives récentes.

 

 

 

À propos de Sandrine Dorbes - Conférencière - Experte en stratégie de rémunération - Créatrice de « HOW MUCH »

 

La rémunération n’est pas qu’une question d’argent.

Ce n’est pas un slogan, c’est une conviction qui guide chaque étape du parcours de Sandrine Dorbes.

Après une carrière de responsable rémunération dans un grand groupe bancaire, elle fonde en 2020 HOW MUCH, un cabinet indépendant dédié à la construction de politiques salariales justes, lisibles et cohérentes.

Sa certitude : une politique de rémunération claire est le socle d’un dialogue social apaisé et d’un pilotage RH durable.

Administratrice indépendante certifiée, elle explore les liens entre gouvernance, stratégie RH et performance globale — une performance qu’elle conçoit sur trois plans indissociables : économique, environnemental et humain. Autrice et conférencière, elle aide les dirigeants à faire de la rémunération autre chose qu’un chiffre : un langage de reconnaissance et de confiance.

À travers ses ouvrages, ses conférences et ses interventions à la School of Life Paris, elle interroge la place de l’argent, du travail et du sens dans nos trajectoires individuelles et collectives.

Car pour elle, interroger le pourquoi précède toujours le combien.

 

 

 

Contact presse

Gildas Piquet-Friboulet – [email protected] – 06 19 93 58 32

 

 

   
   
Retour  
  Visualisation PDF
  Télécharger Acrobat Reader