COMMUNIQUÉ
Paris, le 15/04/2026
CRISE CARBURANTS : « 40 MILLIONS D’AUTOMOBILISTES » DÉNONCE L’IMMOBILISME DU GOUVERNEMENT.
Alors que les prix des carburants restent durablement élevés sous l’effet des tensions internationales, plusieurs pays européens prennent des mesures fortes pour protéger leurs citoyens. Après l’Allemagne, c’est désormais l’Irlande qui agit concrètement pour soutenir le pouvoir d’achat.
À Dublin, le gouvernement dirigé par Micheál Martin a annoncé une baisse totale pouvant atteindre 30 centimes par litre sur le gazole et 25 centimes sur l’essence, accompagnée d’un plan de soutien de plus de 500 millions d’euros.
Pendant ce temps, en France, aucune baisse significative de la fiscalité n’est envisagée. L’association « 40 millions d’automobilistes » dénonce une nouvelle fois cette inertie et réclame des mesures immédiates, à commencer par la suppression des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE).
L’exemple irlandais : quand la pression populaire fait agir le gouvernement
Face à une mobilisation massive des agriculteurs, transporteurs et automobilistes, le gouvernement irlandais a fait le choix d’agir vite et fort. Blocages, manifestations et tensions sociales ont conduit les autorités à revoir leur position.
Résultat : une baisse significative des taxes et le report de certaines hausses fiscales, notamment sur la taxe carbone. Un signal clair envoyé aux citoyens : leur pouvoir d’achat est une priorité.
« En Irlande, quand les citoyens se mobilisent, le gouvernement écoute et agit. En France, malgré des prix à la pompe toujours plus élevés, on se contente d’observer et de promettre des ajustements marginaux. C’est incompréhensible. », déplore Philippe NOZIÈRE, Président de l’association « 40 millions d’automobilistes ».
En France : des mesurettes au lieu d’un choc fiscal
En France, la seule réponse envisagée consiste à surveiller les marges des distributeurs, sans s’attaquer au cœur du problème : une fiscalité écrasante.
Le Gouvernement évoque un encadrement des marges, voire un plafonnement dynamique des prix. Mais ces dispositifs techniques restent largement insuffisants face à l’urgence.
« Soyons clairs : quand Sébastien Lecornu propose de “contrôler les marges”, il se moque directement des Français. Le vrai bénéficiaire de la hausse des prix des carburants, c’est l’État ! Ce sont les taxes qui explosent, pas les marges. Pendant que nos voisins baissent la fiscalité, en France, on invente des usines à gaz pour éviter de toucher au seul levier efficace : les taxes. Si le Gouvernement veut vraiment agir, qu’il commence par réduire sa propre part. Aujourd’hui, les grands gagnants de la crise, ce sont les finances publiques. », dénonce Pierre CHASSERAY, Délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes ».
CEE : 18 centimes de trop, une seule réponse : baisser les taxes
Pour « 40 millions d’automobilistes », la priorité est claire : supprimer immédiatement les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE), qui représentent environ 18 centimes par litre. Une mesure simple, rapide et efficace pour redonner du pouvoir d’achat aux Français, bien plus concrète que les dispositifs techniques envisagés par le Gouvernement.
Mais au-delà des CEE, c’est toute la fiscalité sur les carburants qui doit être revue en urgence. Pour l’association, il n’y a plus de place pour les demi-mesures : la seule réponse crédible à la crise actuelle est une baisse immédiate et massive des taxes.
« Les automobilistes français financent, sans toujours le savoir, un dispositif qui alourdit considérablement leur facture. Supprimer les CEE, c’est rendre immédiatement du pouvoir d’achat à des millions de ménages. Mais il faut aller plus loin : tant que l’État refusera de réduire sa propre part dans le prix des carburants, les Français continueront de payer le prix fort. La solution est connue, elle est simple, et elle dépend uniquement d’une décision politique. », conclut Pierre CHASSERAY.