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Sortie de la bande originale du film 'Compostel', par Roméo Lowercase

Synopsis : Fred et Adam, un adolescent en rupture, ne se connaissent pas. Pourtant, grâce à une association, ils entreprennent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un lien fragile se tisse. Face aux épreuves du chemin, chacun découvre en lui une force insoupçonnée.
Inspiré d’une histoire vraie.
Note d'intention musicale
Compostelle est un film fondamentalement humain, inspiré de faits réels. Une histoire de courage et de confiance qui se construit et se consolide à chaque pas. Cette narration est menée par deux héros du quotidien qui se découvrent et se révèlent par touches successives.
Au début, il semblent si fragiles et humbles face à un horizon immense. Mais plus encore que le dépassement de soi et l’exploit d’une marche démesurée, leur plus grand défi est de faire face à leur propre regard. Afin de refléter ce périple intérieur et cette richesse de la découverte, nous avons opté pour une direction musicale qui accompagne ce pèlerinage et va crescendo telles les experiences accumulées de nos héros.
Très tôt, dés la préparation et les premiers repérages, nous nous sommes retrouvés loin du monde, explorateurs quasi insignifiants dans une nature qui règne en maître. Nous ne pouvions emporter que le strict nécessaire et laisser derrière le monde moderne: ainsi, il fallait que la composition musicale s’en fasse l’écho: les premiers morceaux n’utilisent que des instruments « de la route ». Guitare, quelques percussions, parfois quelques notes de baglama (de la famille des bouzoukis) qui s’égrainent discrètement, tel un appel vers des contrées inexplorées.
Une formation minimaliste d’instruments que des randonneurs pourraient transporter facilement. En un mot une économie de moyens qui laisse place à l’émotion la plus pure et s’incline devant le silence des grands espaces.
Puis, les plages musicales suivantes signent le départ de l’aventure. Au fur et à mesure que les étapes et les rencontres enrichissent à cette itinérance, s’ajoutent quelques instruments : par exemple, quelques accords, presque dissonants, de violoncelle, apportant une touche de mystère, car la route est encore une terra incognita. Le violoncelle qui (à l’instar de la clarinette) sont les instruments les plus proches de la tessiture de la voix humaine, nous renvoient vers l’humanité et l’empathie.
Plus, on s’approche de L’Espagne, plus les sonorités ibériques rejoignent les lignes musicales déjà élaborées. Pour en arriver au final à une formation riche, puissante et qui célèbre l’union des instruments de la route et du score filmique. À présent, nos protagonistes sont accomplis: ils ont fait face à leur part obscure et ont révélé à chaque épreuve traversée une facette d’eux même.
Cette mise à nu est illustrée par la venue de nouveaux instruments dans la formation: Ils se croyaient seuls et vides mais découvrent au bout de la route, qu’ils recèlent en eux tout un orchestre.
En contrepoint des instruments organiques, légers et acoustiques propres au chemin, les passages urbains sont illustrés par des sons électroniques, plus froids et impersonnels. Un contraste qui nourrit la perte de repères des personnages dans ce contexte.
Adam, le jeune protagoniste, rêve de devenir rappeur. À trois reprises au cours du film il nous livre ses talents de slameur : une première fois tel le rebelle qu’il est; une seconde fois, avec douceur et fragilité, car à ce stade du film, il vient de comprendre la raison profonde de son chemin intérieur; enfin, une dernière fois, alors qu’il est revenu riche de tant de d’expériences, c’est le retour du héros grandi : il sait enfin la place qu’il doit occuper dans le monde. Afin de donner cette texture évolutive à ce personnage, nous avons lancé un appel d’offre auprès de jeunes talents.
C’est Roméo Lowercase qui nous a tous séduit de par sa poésie et son sens de la composition. Il semblait légitime de lui confier l’ensemble de la dynamique musicale afin que la syntaxe musicale globale soit cohérente. Ainsi rap et score se répondent, approfondissant non seulement les sonorités du personnage principal, mais également plongeant lspectateur dans le monde intérieur d’Adam.
La musique de Compostelle est un véritable chemin : chaque pas, chaque note y est une victoire sur l’inconnu. - Yann Samuell
COMPOSTELLE
Un film de Yann Samuell
Avec : Alexandra Lamy, Julien Le Berre, Mélanie Doutey, Eric Métayer, Cyril Gueï, Malik Amraoui
Music : Roméo Lowercase
Spotify : https://open.spotify.com/album/0mLsxkKVQViZagrY6cRyBq
YouTube : https://youtu.be/1NrTYUMxKSM
Contact presse
Lydia Braoude, Promotion Department
Plaza Mayor Company ltd
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