Retour  


 
CRISE CARBURANTS : MALGRÉ LA « TRANSPARENCE » AFFICHÉE, « 40 MILLIONS D'AUTOMOBILISTES » DÉNONCE UN SYSTÈME QUI ASPHYXIE LES FRANÇAIS.
Imprimer
 
   
Date : 05/05/2026 09:13
Thème(s) :  Actualités nationales  ; 
 
 
 
 
Société communicante :
Asso 40 millions d'automobilistes

Tél. 07 78 21 24 47
[email protected]
www.40millionsdautomobilistes.com
 
Contact presse :
Pierre  CHASSERAY
Délégué Général
Tél. : 07 78 21 24 47
     
Communiqué :

 

COMMUNIQUÉ

Paris, le 05/05/2026

 

 

 

 

 

 

CRISE CARBURANTS : MALGRÉ LA « TRANSPARENCE » AFFICHÉE, « 40 MILLIONS D’AUTOMOBILISTES » DÉNONCE UN SYSTÈME QUI ASPHYXIE LES FRANÇAIS.

 

Alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, annonce une transparence accrue sur les recettes fiscales générées par la hausse des prix des carburants, avec la publication d’un point « tous les dix jours », l’association « 40 millions d’automobilistes » alerte : la question n’est pas celle du surprofit, mais bien celle du niveau insoutenable de taxation qui pèse sur les Français.

 

Dans un contexte marqué par les tensions au Moyen-Orient et une hausse durable des prix à la pompe, les automobilistes français atteignent aujourd’hui un point de rupture.

 

Une transparence qui ne répond pas au fond du problème

 

En annonçant que les surplus de recettes fiscales financeront des aides aux secteurs les plus touchés, le gouvernement entend rassurer. Mais pour « 40 millions d’automobilistes », cette communication passe à côté de l’essentiel.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

-         En mars, l’État a engrangé 270 millions d’euros supplémentaires, dont 149 millions via les accises et 121 millions via la TVA.

-         En avril, la consommation s’effondre : –170 millions sur les accises, partiellement compensées par +93 millions de TVA. 

 

Une évolution qui traduit une réalité préoccupante : les Français réduisent leurs déplacements faute de pouvoir faire face aux coûts.

 

« La transparence, c’est bien. Mais ce que les Français attendent, ce ne sont pas des tableaux de chiffres tous les dix jours. Ce qu’ils veulent, c’est pouvoir vivre, travailler et se déplacer sans être étranglés à chaque passage à la pompe. », déclare Philippe NOZIÈRE, Président de l’association « 40 millions d’automobilistes ».

 

Un seuil de tolérance désormais dépassé

 

Pour l’association, ces chiffres confirment que la limite est atteinte : les Français consomment moins de carburant… mais paient toujours plus cher. Une situation qui dépasse largement la question du pouvoir d’achat individuel et menace désormais l’économie dans son ensemble. Moins de carburant consommé, c’est aussi moins de consommation globale. Et une consommation en berne, c’est une croissance affaiblie. Or, une baisse d’un point de croissance sur un an représente près de 30 milliards d’euros de perte pour le PIB.

 

« À force d’asphyxier les automobilistes, on assèche toute l’économie. Chaque Français qui renonce à se déplacer renonce aussi à consommer. Et c’est toute la France qui ralentit. », ajoute Philippe Nozière.

 

Un modèle fiscal à bout de souffle et des aides inefficaces

 

Au-delà des variations de recettes, « 40 millions d’automobilistes » dénonce un problème structurel : un modèle fiscal qui prélève en moyenne près de 60 % du prix du carburant. Aujourd’hui, un automobiliste consacre environ 2 000 € par an à son carburant. Avec les hausses récentes, cette facture pourrait grimper à 2 200 voire 2 300 €, sans aucune amélioration de son pouvoir d’achat.

 

Pour l’association, le débat ne doit pas porter sur les « surplus » de recettes, mais bien sur le niveau même de taxation, devenu insoutenable.

 

« Pour le gouvernement, combien vaut la vie d’un Français ? Aujourd’hui, on fiscalise la mobilité à un niveau qui n’a plus aucun sens. Se déplacer n’est pas un luxe, c’est une nécessité. », affirme Pierre CHASSERAY, Délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes ».

 

Dans ce contexte, les dispositifs d’aide envisagés, comme le « chèque gros rouleurs » annoncé autour de 50 €, apparaissent largement insuffisants, voire trompeurs.

 

« Quand l’État annonce 50 €, il faut rappeler qu’une partie significative de cette somme retourne immédiatement dans ses caisses via les taxes. Au final, l’aide réelle est dérisoire. L’État donne d’une main ce qu’il reprend de l’autre. », souligne Pierre CHASSERAY.

 

Pour l’association, ces mesures ponctuelles ne font que masquer un problème de fond : une fiscalité devenue incohérente, où il devient parfois moins coûteux de se faire livrer que de se déplacer soi-même.

 

Une seule solution : baisser massivement les taxes

 

Face à cette situation, « 40 millions d’automobilistes » appelle à une réforme immédiate et structurelle : aligner la fiscalité française sur les minima européens. Une mesure qui permettrait une baisse d’environ 70 centimes par litre. Pour l’association, cette baisse ne constituerait pas un manque à gagner, mais un levier de relance économique.

 

« L’argent rendu aux Français ne disparaît pas. Il est réinjecté dans l’économie réelle, dans la consommation, dans la croissance. Ce qui coûte aujourd’hui à l’État, ce n’est pas de baisser les taxes, c’est de maintenir un système qui bloque tout le pays. », conclut Pierre Chasseray.

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

   
   
Retour  
  Visualisation PDF
  Télécharger Acrobat Reader