COMMUNIQUÉ
Paris, le 29/05/2026
CRISE CARBURANTS : « 40 MILLIONS D’AUTOMOBILISTES » ALERTE SUR UNE FRANCE QUI RENONCE À VIVRE À CAUSE DU PRIX DES CARBURANTS.
Selon le dernier baromètre OpinionWay pour Bonial publié le 21 mai 2026, 67% des Français ont déjà renoncé à certains déplacements à cause du coût du carburant. Pour l’association « 40 millions d’automobilistes », cette étude confirme une réalité dénoncée depuis des mois : à force de maintenir une fiscalité écrasante sur les carburants, l’État transforme progressivement l’automobile en privilège de classe.
Restaurants, vacances, loisirs, sorties du quotidien… La hausse des prix à la pompe ne frappe plus uniquement les automobilistes : elle étouffe désormais toute l’économie.
Une fracture silencieuse qui s’installe dans le quotidien des Français
Le 14ème baromètre « Du pouvoir d’achat au vouloir d’achat » réalisé les 12 et 13 mai 2026 auprès de plus d’un millier de personnes représentatives de la population française, dresse un constat alarmant.
67% des Français déclarent avoir déjà supprimé certains déplacements à cause du coût des carburants. 81% affirment devoir réduire d’autres dépenses pour compenser le budget carburant. Les premiers postes sacrifiés sont les restaurants et bars (53%), les sorties et loisirs (52%), mais aussi les vacances et week-ends (47%).
Pour « 40 millions d’automobilistes », cette étude montre clairement que le carburant devient le facteur qui conditionne désormais toute la consommation des ménages.
« Pendant des décennies, l’automobile représentait la liberté de circuler, de travailler, de partir en vacances, de vivre pleinement. Aujourd’hui, elle est en train de redevenir ce qu’elle était : un privilège réservé à ceux qui peuvent encore se permettre de le faire.», déclare Philippe NOZIÈRE, Président de l’association « 40 millions d’automobilistes ».
Le carburant, un frein direct à la croissance économique
L’étude OpinionWay révèle également que les Français modifient désormais durablement leur mode de vie pour limiter leurs dépenses de carburant.
73 % réorganisent leurs trajets pour réduire les frais, 56 % choisissent leurs enseignes en fonction du prix du carburant et la chasse aux promotions devient permanente. Plus inquiétant encore : seuls 62 % des Français parviennent aujourd’hui à boucler leurs dépenses jusqu’à la fin du mois, 46 % peuvent encore se faire plaisir et seulement 39 % réussissent à épargner.
« Quand les Français renoncent aux restaurants, aux week-ends, aux loisirs ou aux vacances parce qu’ils doivent consacrer une part toujours plus importante de leur budget au carburant, ce n’est pas seulement l’automobiliste qui souffre : c’est toute l’économie qui ralentit. On pénalise la consommation, le tourisme, les commerces de proximité et, au final, la croissance du pays tout entier », affirme Pierre CHASSERAY, Délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes ».
Une fiscalité devenue insupportable
Pour l’association, cette situation est aggravée par une fiscalité devenue totalement déconnectée de la réalité vécue par les Français.
Entre la TICPE et la TVA à 20 %, les taxes représentent toujours une part massive du prix payé à la pompe. Alors même que les prix dépassent régulièrement les 2 euros le litre en ce mois de mai 2026, l’État n’apporte toujours pas de réponse concrète aux automobilistes.
Pour « 40 millions d’automobilistes », le Gouvernement doit désormais prendre conscience de l’urgence économique et sociale qui se joue autour du carburant.
L’association réclame des mesures immédiates et concrètes pour redonner du pouvoir d’achat aux Français et relancer la consommation.
« Cela fait des mois que nous le disons : il faut enfin une mesure qui ait du sens. Baisser les taxes sur les carburants est aujourd’hui une nécessité économique autant qu’une urgence sociale. Tant que l’on continuera à considérer l’automobile comme une simple variable fiscale, ce sont les classes moyennes et populaires qui continueront à payer l’addition. Et derrière elles, c’est toute l’économie française qui continuera de s’asphyxier », conclut Pierre CHASSERAY.