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SONDAGE : EN ÉTÉ, 42 % DES FRANÇAIS CROIENT GARDER LE LIEN À DISTANCE AVEC LEUR PROCHE ÂGÉ, MAIS SEULS 29 % DES SENIORS LE RESSENTENT VRAIMENT
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Date : 17/08/2026 20:10
Thème(s) :  Actualités nationales  ;  Handicap-Mobilité Réduite  ;  Santé  ;  Seniors - Troisième âge - Retraite  ;  Société  ; 
 
 
 
 
Document(s) attaché(s) :
CP-Sondage-Vacances-et-Seniors-OK56.pdf
 
Société communicante :
A2MICILE
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Communiqué :

 

 

Communiqué de presse – Sondage national

 

 

 

Vacances : ce que les Français croient et ce que les seniors vivent vraiment

 

 

En été, 42 % des Français aidants croient garder le lien à distance avec leur proche âgé, mais seuls 29 % des seniors le ressentent vraiment

 

Été sous tension : près de 9 Français aidants sur 10 redoutent ce qu'ils vont découvrir au retour

 

71 % des aidants sont prêts à payer un professionnel pour garder un proche, mais 1 sur 5 y renonce faute de moyens

 

 

 

 

Paris, 17 août 2026

 

Et si le vrai luxe n'était plus de partir en vacances… mais de partir l'esprit tranquille ?

Qui veille sur nos aînés quand leurs proches bouclent leurs valises ? Un voisin ? Un professionnel ? Un simple coup de fil du soir ? Et surtout : ce que l'aidant croit avoir mis en place correspond-il vraiment à ce que vit la personne âgée restée seule ?

 

Le Groupe A2micile - Azaé & Domaliance a interrogé* 4 224 personnes (1 103 seniors de plus de 65 ans et 3 121 personnes aidantes) pour confronter, pour la première fois, ces deux regards sur l'été. Le résultat met au jour une réalité inattendue : ce filet de sécurité que les aidants croient tendre n'existe, en réalité, qu'à moitié.

 

 

 

« Notre enquête révèle un décalage silencieux. L'aidant part en pensant qu'un appel quotidien permet de garder le lien ; le senior, lui, ne vit pas ce coup de téléphone comme une présence.

Notre conviction, c'est qu'aucune technologie et aucun message vocal ne remplacera une présence humaine de confiance au domicile. Il nous semble évident de continuer à précisément transformer l'inquiétude de l'été en tranquillité réelle autant pour ceux qui partent comme pour ceux qui restent. »

 

Sonia Da Cruz - Directrice Marketing Communication & Digital Groupe A2micile - Azaé & Domaliance

 

 

 

Vacances des aidants : quand l'été laisse nos aînés de côté

 

Quand l'aidant part en vacances, il pense laisser son proche entre de bonnes mains — mais l'aîné ne le vit pas toujours ainsi. 42 % des proches aidants estiment garder le lien par des appels ou visios réguliers, quand seuls 29 % des seniors disent en bénéficier vraiment (13 points d'écart). 

Même décalage sur le relais familial (41 % contre 31 %).

 

La présence à distance rassure donc surtout celui qui part. Face à ce constat, l'aide à domicile professionnelle fait figure de valeur sûre — un relais reconnu à l'identique par les deux camps (19 % des aidants, 18 % des seniors), mais encore trop rarement mobilisé au regard du besoin.

 

Qui prend concrètement le relais pendant les vacances ?

Ce que déclare l'aidant vs ce que vit réellement le senior.

Plusieurs réponses possibles.

Réponses

Selon l'aidant

Selon le senior

Écart

Personne physiquement, mais appels ou visios réguliers

42 %

29 %

−13

Un autre membre de la famille

41 %

31 %

−10

Personne, se débrouille seul(e)

36 %

28 %

−8

Une aide à domicile professionnelle

19 %

18 %

−1

Une infirmière ou un médecin libéral

14 %

15 %

+1

Un dispositif de téléassistance

13 %

12 %

−1

Un(e) voisin(e)

12 %

16 %

+4

Une association ou des bénévoles

4 %

5 %

+1

La mairie, le CCAS, le registre des personnes vulnérables

3 %

3 %

0

Le pharmacien

2 %

4 %

+2

Le facteur

2 %

3 %

+1

Un commerçant du quartier

1 %

2 %

+1

Le gardien ou le syndic

1 %

1 %

0

Ne sait pas

3 %

3 %

0

 

Lecture du tableau : un écart négatif signifie que l'aidant déclare ce relais plus souvent que le senior ne le vit réellement.

 

 

 

Malaise, chute, urgence : les mauvais réflexes des seniors

 

Face à l'urgence, les aînés sont encore plus discrets que ne le croient leurs aidants.

En effet, même si aidants et seniors s'accordent sur les grandes lignes, une faille apparaît nettement : les aînés sont systématiquement plus enclins à s'effacer que ne l'imaginent leurs proches. 24 % attendraient le retour de vacances pour ne pas les gâcher (contre 19 % anticipés par les aidants) et 22 % minimiseraient la gravité du problème (contre 20 %).

 

À l'inverse, ils sont un peu moins nombreux à envisager d'appeler directement les secours lors d’une chute ou d’un malaise (9 % contre 11 %). Un réflexe d'effacement bien réel, que l'aidant sous-estime : l'inquiétude estivale n'est donc pas exagérée, elle est même en-dessous de la réalité.

 

Que ferait la personne âgée en cas de problème pendant les vacances de son aidant ?

(chute, malaise, angoisse, panne, souci d'argent)

Réponses

Ce que l'aidant imagine

Ce que le senior déclare

Préviendrait immédiatement ses proches

21 %

20 %

Attendrait leur retour pour ne pas gâcher leurs vacances

19 %

24 %

Minimiserait la gravité du problème

20 %

22 %

Appellerait quelqu'un d'autre (voisin, médecin, pharmacien…)

17 %

16 %

Appellerait directement les secours

11 %

9 %

N'en parlerait jamais

6 %

7 %

Ne sait pas

6 %

2 %

 

Lecture du tableau : les aidants estiment ce que ferait leur proche ; les seniors décrivent ce qu'ils feraient réellement.

 

 

 

Vacances sous surveillance : l'aidant ne décroche jamais vraiment

 

Aider un proche âgé pèse lourd sur les congés de beaucoup de Français. En effet, près de 7 aidants sur 10 (69 %) ont déjà sacrifié tout ou partie de leurs vacances.

Le renoncement le plus parlant ? 39 % sont partis en restant joignables et l'œil rivé sur leur téléphone jour et nuit, tandis que 24 % ont revu leurs envies à la baisse en choisissant une destination plus proche.

 

Au cours des cinq dernières années, à cause de votre proche âgé, vous est-il arrivé de…

Plusieurs réponses possibles.

Réponses

Pourcentages

Renoncer totalement à partir en vacances

13 %

Écourter un séjour

16 %

Annuler un départ au dernier moment

11 %

Choisir une destination plus proche que celle que vous souhaitiez

24 %

Renoncer à partir à l’étranger

17 %

Emmener votre proche alors que vous souhaitiez partir sans lui ou elle

12 %

Rentrer en urgence

11 %

Partir en restant joignable et en surveillant votre téléphone jour et nuit

39 %

Mentir sur la durée de votre séjour ou sur la date de votre retour

8 %

Poser des congés pour s’occuper de lui ou d’elle plutôt que pour vous reposer

19 %

Non, aucune de ces situations

31 %

 

 

 

Technologie contre intimité : aidants et aînés ne sont pas alignés

 

Pour partir tranquilles en vacances, les personnes aidantes choisissent volontiers les outils technologiques. Ainsi, 34 % voudraient équiper leur proche d'une montre géolocalisée, contre seulement 24 % des aînés prêts à l'accepter, et 26 % de ces derniers refusent tout dispositif au nom de leur vie privée (contre 17 % côté aidants).

La seule solution qui met tout le monde d'accord : le bon vieux double des clés confié à un voisin, plébiscité par 38 % des aînés — qui le préfèrent même à leurs aidants (32 %).

 

Quels dispositifs pour se rassurer pendant les vacances ?

Ce que l'aidant est prêt à installer vs ce que le senior accepte

Réponses

L'aidant veut l'installer

Le senior l'accepte

Écart

Montre ou bracelet géolocalisé

34 %

24 %

−10

Partage permanent de la position du téléphone

20 %

11 %

−9

Caméra à l'intérieur du logement

15 %

8 %

−7

Détecteurs de mouvement ou de chute

44 %

39 %

−5

Pilulier connecté (oublis de traitement)

25 %

22 %

−3

Accès aux comptes bancaires

10 %

6 %

−4

Appel vidéo quotidien à heure fixe

27 %

24 %

−3

Capteur sur le frigo ou la porte d'entrée

15 %

14 %

−1

Double des clés confié à un voisin

32 %

38 %

+6

Refus : atteinte à la vie privée

17 %

26 %

+9

 

Lecture : un écart négatif signifie que les aidants sont plus enclins à installer le dispositif que les seniors à l'accepter. Le double des clés et le refus au nom de la vie privée sont les deux seuls items où les seniors devancent leurs aidants.

 

 

 

Les aidants prêts à investir pour un relais professionnel

 

Une large majorité d'aidants (71 %) est disposée à mettre la main au portefeuille pour confier son proche à un professionnel. Parmi eux, 28 % avancent un budget hebdomadaire compris entre 50 et 100 € — la fourchette la plus plébiscitée.

Un signal d'appétence réel, tempéré par un obstacle de taille : près d'un aidant sur cinq (19 %) renonce non par choix, mais faute de moyens financiers.

 

Combien seriez-vous prêt(e) à consacrer par semaine pour qu'un professionnel prenne le relais auprès de votre proche pendant vos vacances ?

Réponses

Pourcentages

Rien, je n’en ai pas les moyens financiers

19 %

Rien, je ne souhaite pas payer pour cela

7 %

Moins de 50 €

17 %

De 50 à 100 €

28 %

De 100 à 200 €

19 %

De 200 à 400 €

5 %

Plus de 400 €

2 %

Je ne sais pas quel budget je pourrais y consacrer

3 %

 

 

 

La peur au ventre du retour

 

Partir ne rime pas toujours avec une déconnexion totale. En effet, plus de 8 aidants sur 10 (85 %) redoutent de découvrir un problème chez leur proche à leur retour.

 

En tête de leurs angoisses, la chute cachée (45 %), le repli sur soi ou la dégradation morale (43 %) et les traitements mal suivis (40 %). Preuve que l'inquiétude ne prend jamais de congés et qu'un relais de vigilance pendant l'été répond à une attente massive.

 

À votre retour de vacances, que craignez-vous de constater chez votre proche âgé…

Plusieurs réponses possibles.

Réponses

Pourcentages

Une perte de poids ou des signes de dénutrition

31 %

Une chute dont il ou elle ne vous avait pas parlé

45 %

Des médicaments non pris ou mal pris

40 %

Du courrier, des factures ou des démarches administratives non traités

24 %

Un logement mal entretenu, un réfrigérateur vide ou des aliments périmés

35 %

Une consultation ou une hospitalisation qu’il ou elle vous avait cachée

18 %

Un démarchage abusif, une arnaque ou une dépense inexpliquée

28 %

Un net repli sur soi ou un moral dégradé

43 %

Des signes de confusion ou de désorientation

30 %

Un animal de compagnie ou des plantes négligés

11 %

Non, rien de particulier

11 %

Ne sait pas

4 %

 

 

 

Les Français prêts à veiller sur un aîné… à condition d'être épaulés

 

Bonne nouvelle pour le lien social ! 4 Français sur 10 accepteraient de veiller pendant l’été sur une personne âgée de leur voisinage mais à une condition : qu'un professionnel reste joignable en cas de problème (38 % des aidants, 41 % des seniors).

 

Le principal frein n'est donc pas l'égoïsme mais la peur du risque car près d'un tiers redoutent d'être tenus responsables en cas d'accident (29 % des aidants, 34 % des seniors).

 

Seriez-vous prêt(e) à veiller cet été sur une personne âgée de votre voisinage que vous ne connaissez pas ou peu ?

Plusieurs réponses possibles.

Réponses

Aidants

Seniors

Oui, sans condition

11 %

14 %

Oui, si la demande venait de la mairie ou d’une association

27 %

31 %

Oui, à condition qu’un professionnel reste joignable en cas de problème

38 %

41 %

Oui, mais uniquement pour un passage rapide ou un appel téléphonique

41 %

42 %

Oui, contre une compensation financière

18 %

7 %

Non, ce n’est pas mon rôle

16 %

17 %

Non, par peur d’être tenu(e) responsable en cas d’accident

29 %

34 %

Non, par manque de temps ou de disponibilité

36 %

18 %

 

 

 

Le vrai prix de l'aide à domicile : un service dont on ignore encore la valeur

 

Combien coûte réellement une semaine d'aide à domicile pour un senior peu autonome ?

Les principaux concernés peinent à le dire. Ainsi, un quart des seniors (25 %) l'ignorent tout simplement, et 37 % l'estiment à moins de 250 € — contre 26 % des aidants, plus lucides sur la réalité du terrain. La juste valeur de ce métier de proximité reste encore très largement sous-estimée par l’ensemble des personnes concernées.

 

Selon vous, quel est le coût réel d'une semaine d'aide à domicile pour un senior peu autonome ?

Réponses

Aidants

Seniors

Moins de 100 €

7 %

14 %

De 100 à 250 €

19 %

23 %

De 250 à 500 €

32 %

23 %

De 500 à 800 €

16 %

10 %

Plus de 800 €

8 %

5 %

Ne sait pas

18 %

25 %

 

 

 

Un crédit d'impôt de 50 % tout aussi méconnu

 

L'aide à domicile ouvre droit à un crédit d'impôt de 50 %, y compris pour les personnes non imposables — mais le message peine encore à passer auprès des premiers concernés : près d'un tiers des seniors (32 %) l'ignorent totalement, et seul un sur trois (31 %) le connaît précisément. Les aidants, eux, sont un peu mieux informés (45 %), confirmant que l'entourage joue un rôle clé de relais d'information vers nos aînés.

 

Saviez-vous que ces prestations ouvrent droit à un crédit d'impôt de 50 %, y compris pour les personnes non imposables ?

Réponses

Aidants

Seniors

Oui, je le savais précisément

45 %

31 %

J’en avais vaguement entendu parler

32 %

37 %

Non, je ne le savais pas

23 %

32 %

 

 

 

 

* Méthodologie : enquête réalisée en ligne selon la méthode CAWI, du 24 juillet au 3 août 2026, auprès de 4 224 personnes résidant en France, réparties en deux échantillons distincts :

  • 1 103 personnes âgées de 65 ans ou plus, vivant à domicile et déclarant recevoir régulièrement l’aide, l’accompagnement ou la vigilance d’au moins un proche ;
  • 3 121 personnes de 18 à 64 ans, déclarant apporter régulièrement, à titre non professionnel, une aide ou un accompagnement à un proche âgé de 65 ans ou plus.

Les participants ont été recrutés au sein du panel BuzzPress, composé de 27 700 membres en France, et sollicités individuellement par voie électronique. Des canaux complémentaires de recrutement ont également été utilisés sur Facebook et LinkedIn. L’accès au questionnaire était conditionné à des questions de sélection permettant de vérifier l’appartenance effective à l’une des deux populations étudiées.

Les deux échantillons ont été constitués séparément selon la méthode des quotas. Les principales variables prises en compte étaient le sexe, l’âge, la catégorie socioprofessionnelle ou la situation d’activité, la région de résidence.

Un redressement statistique par pondération et calage sur marges a été appliqué séparément à chaque population, à partir des dernières données de référence disponibles de l’Insee, de la Drees et des sources administratives pertinentes. L’objectif était de corriger les principaux écarts observés entre la structure des répondants et celle des populations étudiées.

Plusieurs contrôles de qualité ont été réalisés avant l’exploitation des résultats : détection des participations multiples, vérification de la durée de réponse, exclusion des questionnaires incomplets, incohérents ou remplis de manière manifestement mécanique, et contrôle de la cohérence entre les réponses de qualification et le reste du questionnaire.

Les résultats sont présentés en pourcentage des répondants de chaque population. Pour les questions à réponses multiples, le total peut être supérieur à 100 %. Les pourcentages ont été arrondis à l’unité. Données traitées conformément au RGPD.

 

 

 

 

À propos du Groupe A2micile - Azaé & Domaliance

 

À travers ses marques Azaé et Domaliance, le Groupe A2micile est un acteur majeur des services à la personne en France. Avec plus de 400 agences, 20 000 collaborateurs et 100 000 clients, le Groupe répond chaque jour aux besoins des particuliers à domicile : entretien du logement, aide aux personnes âgées ou en situation de handicap, garde d’enfants et entretien des espaces verts. Son ambition : faciliter le quotidien de chacun grâce à des services humains, accessibles et de proximité.

 

Contact presse

Gildas Piquet-Friboulet – [email protected] – 06 19 93 58 32

   
   
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