Indemnisation des victimes de pesticides : La FNATH dénonce un double discours
La FNATH a pris connaissance du dernier rapport du fonds d'indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) qui informe d’une augmentation du nombre des dossiers reçus (plus de 1.000 demandes en 2025), et surtout que ses recettes ne lui permettent pas de faire face aux dépenses.
Pourtant tout a été fait par le Gouvernement pour que ce fonds reste anecdotique et anonyme. Aucune communication d’ampleur en direction des victimes potentiels et encore moins du grand public, des conditions d’accès extrêmement sévères et une indemnisation qui reste forfaitaire pour les victimes d’une exposition professionnelle.
Malgré cette volonté de ne pas voir ce fonds se développer et d’en rester aux effets d’annonces sans impacts budgétaires majeurs, les demandes augmentent et ne sont pas financées.
Comble de l’ironie le parlement a voté en juin 2026 une loi visant à reconnaître la responsabilité de l'Etat et à indemniser les victimes du chlordécones dans les territoires de Guadeloupe et de Martinique, que celle-ci ait eu lieu dans le cadre d'une activité professionnelle ou non.
La FNATH interroge le Gouvernement sur la création d’un énième fonds d’indemnisation « confidentiel » qui ne sera pas financé et qui va limiter l’indemnisation des victimes ?
Comment croire à cet engagement alors que pour les victimes de pesticides, le Gouvernement a refusé de porter la création d’un fonds d’indemnisation qui indemnise intégralement tous les préjudices subis par toutes les victimes, que celles-ci aient été exposées dans un cadre d'une activité professionnelle ou non.
La FNATH demande au Gouvernement de clarifier sa position sur les recettes du FIVP dans le prochain PLF.