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TROIS LEVIERS POUR LES PROJETS UTILES EN DRÔME-ARDÈCHE : VISIBILITÉ, PRIORISATION, ACCÉLÉRATION - INTERVIEW DE RICHARD DEGOMBERT
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Date : 08/10/2026 11:37
Thème(s) :  Actualités régionales  ;  Aménagement du territoire  ;  BTP - Architecture  ;  Collectivités locales et territoriales  ; 
Région(s) :  Auvergne Rhône-Alpes
 
Résumé :  En Drôme-Ardèche, les besoins sont identifiés : améliorer la performance des réseaux d'eau, moderniser les infrastructures routières, développer les mobilités de demain, adapter les territoires au changement climatique et accompagner la croissance démographique du département.
 
Document(s) attaché(s) :
261007-CP-TP-Drome-Ardeche.pdf
IMG-7608.HEIC
 
Société communicante :
SAVEREUX RP RODOLPHE
9, QUAI JOSEPH GILLET
69004 (Indiquez au préalable le code p
[email protected]
 
     
Communiqué :

 

Relancer les projets utiles pour

mieux vivre en Drôme-Ardèche

 

Alors que l'activité des Travaux Publics se contracte fortement, les entreprises du secteur appellent à maintenir une dynamique de projets utiles, adaptés aux besoins des habitants et aux défis climatiques du territoire. Cliquer sur la photo

 

Se déplacer en sécurité, disposer d'une eau de qualité, accéder aux services publics, protéger les habitations face aux inondations, sécuriser une route ou entretenir un pont : les infrastructures sont au cœur de la vie quotidienne.

 

Dans la Drôme et en Ardèche, les besoins restent nombreux pour entretenir l’existant, accompagner les transformations du territoire et répondre aux effets déjà visibles du changement climatique.

 

2ème en partant de la droite : Richard DEGOMBERT, Président de la section Travaux Publics Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics de Drôme-Ardèche entouré des membres du bureau TP, Ludovic NAUD (à sa gauche), Nicolas MEFFRE (à sa droite) et Clément ARTAUD.

 

Dans un contexte marqué par un fort ralentissement de la commande publique et de l'activité des Travaux Publics, nos Fédérations appellent à remettre les projets utiles aux habitants au centre des décisions publiques. L’enjeu n’est pas de dépenser davantage, mais de prioriser, programmer et engager des investissements indispensables, avant que les retards d’entretien ne deviennent plus coûteux pour la collectivité.

 

Derrière les infrastructures, des usages quotidiens et indispensables

 

Chaque jour, les habitants de la Drôme et de l’Ardèche utilisent des infrastructures qu’ils ne voient parfois plus :

  • une route ou un ouvrage d’art pour aller travailler ;
  • un réseau d’eau potable et d’assainissement pour boire ou se laver ;
  • un aménagement cyclable ou un transport collectif pour se déplacer de façon plus décarbonée ;
  • un réseau numérique ou énergétique pour communiquer et se chauffer ;
  • une place de centre-bourg accessible et adaptée pour s’approvisionner ou se divertir ;
  • des réseaux desservant une école, un établissement de santé ou une zone d’activité.

 

Les Travaux Publics ne peuvent donc pas être abordés sous une seule approche technique ou financière. Ils appellent une attention particulière, simplement parce que sans eux, certains de nos besoins fondamentaux ne seraient plus garantis.

 

Des besoins d’entretien immédiats et constants

 

Face à la situation budgétaire de la France et des collectivités locales, il ne s’agit pas ici de construire de nouveaux équipements. Il faut avant tout entretenir, moderniser et adapter ce qui existe déjà.

 

La Drôme compte 8 273 kilomètres de voiries communales et intercommunales, tandis que 16 % des ouvrages d'art présentent des problématiques de sécurité. Le développement des mobilités offre également des perspectives, avec 837 kilomètres d'aménagements cyclables et seulement 30 points de recharge pour véhicules électriques pour 10 000 habitants, moitié moins que l'objectif national fixé à 60 points d'ici 2030.

 

Côté Ardèche, ce sont 7 598 kilomètres de voiries communales et intercommunales qui irriguent le département, complétés par 665 kilomètres d'aménagements cyclables et seulement 17 points de recharge pour véhicules électriques pour 10 000 habitants, donc encore très loin de l'objectif national.

 

Mais le sujet de l'eau constitue probablement l'un des enjeux les plus structurants pour les prochaines années.

La Drôme dispose de plus de 7 700 kilomètres de réseaux d'eau potable, mais près de 19 % de l'eau distribuée est aujourd'hui perdue dans les réseaux. À ce rythme, il faudrait 172 ans pour renouveler intégralement les canalisations existantes.

 

En Ardèche, les données sont encore plus marquantes : 5 800 kilomètres de réseaux d'eau potable, avec un taux de rendement de 79% et quelque 289 ans estimés pour renouveler l’ensemble du réseau.

 

Alors que les périodes de sécheresse se multiplient et que la gestion de la ressource devient un sujet central pour les collectivités, la modernisation des réseaux d'eau et d'assainissement représente un investissement indispensable pour les habitants comme pour les activités économiques du territoire.

 

Une adaptation au changement climatique qui ne fait plus débat

 

Canicules, sécheresses, incendies, épisodes pluvieux intenses, mouvements de terrain… La liste des effets visibles du changement climatique dans chacun des territoires est longue.

 

Aujourd'hui, dans la Drôme, 96 % de la population vit dans une commune exposée à un risque d'inondation et en Ardèche, 72% de la population est exposée aux mouvements de terrain. Les températures moyennes ont augmenté de 2°C à 2,5°C en quarante ans.

 

Face à ces évolutions, les infrastructures jouent un rôle déterminant : gestion des eaux pluviales, sécurisation des ouvrages, maintien de la qualité de service des réseaux et protection des populations.

 

Les projets engagés aujourd'hui permettront de réduire la vulnérabilité de nos territoires demain. L’adaptation climatique ne se décrète pas : elle se construit, réseau par réseau, ouvrage par ouvrage, territoire par territoire.

 

Un ralentissement préoccupant des projets

 

La capacité du territoire à réaliser ses projets repose aussi sur un tissu d’entreprises de Travaux Publics locales et compétentes, partie intégrante de l’économie du département. Ici, les Travaux Publics représentent quelques 185 entreprises (100 dans la Drôme, 85 en Ardèche) et environ 5 000 emplois non délocalisables : autant d’hommes et de femmes qui habitent et font vivre nos communes.

 

Pourtant, alors même que les besoins d’investissements demeurent considérables, le ralentissement de la commande publique fragilise aujourd’hui ces emplois et les compétences indispensables à la réalisation des projets futurs.

 

« Notre message n'est pas de défendre des chantiers pour les chantiers. Nous alertons sur un risque plus large et collectif : lorsqu'un territoire reporte durablement ses investissements dans l'eau, les routes ou l'adaptation climatique, ce sont les habitants qui en subissent les conséquences à terme. »

Richard Degombert

Président de la section Travaux Publics Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics de Drôme-Ardèche

 

Au niveau national, l'activité des Travaux Publics recule de 7,4 % depuis le début de l'année et les prises de commandes chutent de plus de 22 %. En Auvergne-Rhône-Alpes, le volume des appels d'offres diminue de 28,2 %.

 

Dans la Drôme, les données de la commande publique font apparaître une baisse de l'ordre de 14 % du nombre d'appels d'offres sur les huit premiers mois de 2026 par rapport à 2025. En Ardèche, cette baisse atteint environ 24 % sur la même période.

 

Pour rappel, le précédent ralentissement de 2014 à 2016 s’était accompagné d’une perte d’environ 16 % d’activité et de près de 30 000 emplois permanents et intérimaires, au niveau national.

 

Trois leviers pour éclaircir l’horizon

 

La Profession des Travaux Publics appelle à maintenir une dynamique de projets utiles, au bénéfice des habitants et des territoires.

 

En Drôme-Ardèche, les besoins sont identifiés : améliorer la performance des réseaux d'eau, moderniser les infrastructures routières, développer les mobilités de demain, adapter les territoires au changement climatique et accompagner la croissance démographique du département.

 

Nos attentes sont simples :

 

1. Donner de la visibilité

Établir une programmation pluriannuelle des projets, même lorsque les travaux ne peuvent pas tous démarrer immédiatement.

 

2. Prioriser les investissements utiles

Concentrer les moyens sur les infrastructures présentant un bénéfice concret pour les habitants : eau, sécurité, mobilités, adaptation climatique, accès aux services et entretien du patrimoine.

 

3. Accélérer les projets prêts à démarrer

Identifier les opérations déjà étudiées, autorisées ou programmées qui pourraient entrer rapidement en phase de réalisation.

 

Les entreprises de Travaux Publics sont prêtes à accompagner les collectivités dans cette ambition. Parce qu'investir dans les infrastructures, c'est avant tout investir dans la qualité de vie, l'attractivité et la résilience de nos territoires.

 

À propos de la Fédération Régionale des Travaux Publics Auvergne-Rhône-Alpes

La FRTP AURA, syndicat professionnel, représente 1 630 entreprises sur les 12 départements, spécialisées dans les travaux routiers, le terrassement, les travaux d’installation de réseaux électriques et de réseaux de canalisations, le génie civil et qui emploient 41 700 salariés.

 

À propos de la Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics de Drôme-Ardèche

Première Organisation professionnelle représentative du BTP en Drôme Ardèche, la Fédération du BTP Drôme Ardèche représente plus de 650 artisans et entreprises de toutes tailles et tous les métiers de la construction employant plus de la moitié des 20 000 salariés du BTP en Drôme Ardèche. Le BTP en Drôme Ardèche réalise plus de 2,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

 

CONTACTS PRESSE

SAVEREUX RP I Rodolphe SAVEREUX, [email protected], 06 73 99 96 74

FRTP Auvergne-Rhône-Alpes I Cindy BOCHARD, [email protected], 06 45 85 70 56

Fédération BTP Drôme-Ardèche I Stéphane CELLIER [email protected], 06 87 00 95 92

 

   
   
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