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POUR 66 % DES FRANÇAIS LEUR ENTREPRISE EST INCAPABLE DE JUSTIFIER LES ÉCARTS DE SALAIRES ENTRE MÉTIERS
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Date : 12/10/2026 14:15
Thème(s) :  Actualités nationales  ;  Emploi - Salariés  ;  Ressources humaines  ;  Société  ;  Sondage  ; 
 
 
 
 
Document(s) attaché(s) :
CP-HowMuch-Sondage-octobre-Mieux-Payer-Qui-Final51.pdf
 
Société communicante :
HOW MUCH
[email protected]
 
     
Communiqué :

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE- SONDAGE NATIONAL

Pour les Français, manager une équipe vaut-il vraiment plus cher que porter une lourde responsabilité sans manager ?

 

66 % des Français estiment leur entreprise incapable de justifier les écarts de salaires entre métiers

 

Diplômes, statut hiérarchique, prestige : et si les critères traditionnels de rémunération ne correspondaient plus à ce que les Français jugent vraiment important ?

66 %

doutent des justifications salariales

84 %

veulent tenir compte des erreurs

56 %

citent les compétences en priorité

 

 

 

 

Paris, le 12 octobre 2026

Un manager doit-il être mieux payé qu'un expert sans équipe ? Pourquoi le risque d'une erreur ou la sécurité d'autrui devraient-ils peser plus lourd qu'un titre ? Et si la transparence salariale mettait surtout les entreprises face à une question délicate : savent-elles expliquer ce qui fait la valeur de chaque métier ?

Le cabinet How Much a interrogé 3 221 actifs français afin de comprendre quels critères ils jugent légitimes pour déterminer la valeur d'un poste et dans quelle mesure ils considèrent les différences de rémunération justifiables.

« Contrairement à certaines idées reçues, les Français semblent privilégier l’utilité concrète du travail plutôt que les galons. À leurs yeux, ce que l’on sait faire pèse davantage que ce que l’on a étudié : 56 % citent les compétences, contre 15 % les diplômes. Ainsi, la valeur d’un poste ne se résume pas à son prestige ; elle se juge aussi aux responsabilités et aux contraintes supportées au quotidien. Avec le projet de loi de transposition de la directive européenne sur la transparence salariale, les entreprises devront pouvoir objectiver leurs comparaisons entre emplois de même valeur. Or 66 % des actifs interrogés estiment que leur entreprise n’est pas en mesure d’expliquer les écarts entre métiers. Le chantier qui les attend est considérable. »

Sandrine Dorbes - Conférencière, experte en stratégie de rémunération, fondatrice de How Much

 

 

 

Le diplôme ne fait plus le salaire : les Français misent sur la compétence

56 % des actifs interrogés estiment que la valeur d'un poste doit d'abord se mesurer aux compétences et à l'expertise, juste devant l'expérience (48 %). Le diplôme, lui, ne convainc plus que 15 % d'entre eux. Autre faits marquants, la responsabilité sur la santé ou la sécurité d'autrui (39 %) et la pression mentale (35 %) devancent nettement les aspects budgétaires (18 %) ou bien le nombre de personnes encadrées (13 %).

 

Selon vous, quels éléments devraient compter le plus pour déterminer combien vaut réellement un poste dans une entreprise ? (Plusieurs réponses possibles)

Réponses

Répartition

%

Le niveau de compétences et d’expertise nécessaire

56 %

L’expérience nécessaire

48 %

La responsabilité sur la sécurité ou la santé d’autres personnes

39 %

La pression mentale ou émotionnelle

35 %

Les conséquences financières possibles d’une erreur

32 %

La difficulté physique du travail

31 %

Les horaires et contraintes du poste

27 %

La rareté du profil sur le marché

24 %

Le montant du budget ou du chiffre d’affaires géré

18 %

Le niveau d’études ou les diplômes requis

15 %

Le nombre de personnes encadrées

13 %

Je ne sais pas

1 %

 

 

Manager contre expert : la fin de la prime au galon ?

À compétences et expérience comparables, seuls 17 % des actifs estiment qu'un manager encadrant 15 personnes devrait être mieux payé qu'un expert, quand 25 % donnent l'avantage à l'expert très spécialisé qui ne manage personne. Mais le vrai verdict est que 36 % refusent de trancher sur le seul critère hiérarchique et jugent que tout dépend des conséquences des décisions prises. Pour les Français, ce qui fait la valeur d'un poste, c'est désormais l'impact plutôt que le nombre de personnes sous sa responsabilité.

 

À compétences et expérience comparables, qui devrait selon vous être le mieux rémunéré ?

Réponses

Répartition

%

Un manager qui encadre 15 personnes

17 %

Un expert très spécialisé qui ne manage personne

25 %

Les deux devraient être rémunérés au même niveau

18 %

Cela dépend des conséquences de leurs décisions

36 %

Je ne sais pas

4 %

 

 

Plus l'erreur coûte cher, plus le salaire doit grimper

Pour 84 % des actifs, le niveau de rémunération d'un poste devrait tenir compte des conséquences potentielles d'une erreur, dont près d'un sur deux (48 %) qui considère que ce critère doit peser « beaucoup ». À peine 14 % jugent qu'il ne devrait guère compter. Le message est limpide : pour les Français, plus un poste expose à des erreurs lourdes de conséquences, plus il doit être rémunéré.

Selon vous, le niveau de rémunération d’un poste devrait-il tenir compte des conséquences potentielles d’une erreur ?

Réponses

Répartition

%

Oui, beaucoup

48 %

Oui, un peu

36 %

Non, assez peu

9 %

Non, pas du tout

5 %

Je ne sais pas

2 %

 

 

 

La vie humaine avant l'argent

La responsabilité la plus importante est celle de la sécurité ou de la santé d'autrui pour 45 % des Français, loin devant les décisions pouvant faire perdre beaucoup d'argent (18 %) ou les choix stratégiques pris seul (13 %). De plus, certains symboles traditionnels du pouvoir en entreprise n’ont plus la côte comme manager une équipe importante (7 %) et gérer un budget élevé (5 %) qui arrivent bons derniers. Pour les Français, la vraie responsabilité se mesure aux vies en jeu bien plus qu'aux millions gérés.

Parmi ces responsabilités, laquelle vous paraît la plus importante ?

Réponses

Répartition

%

Être responsable de la sécurité ou de la santé de personnes

45 %

Prendre des décisions pouvant faire perdre beaucoup d’argent

18 %

Prendre seul des décisions stratégiques

13 %

Manipuler des données ou informations très sensibles

11 %

Manager une équipe importante

7 %

Gérer un budget élevé

5 %

Je ne sais pas

1 %

 

 

 

65 % des actifs prêts à payer autant deux métiers opposés

Près de deux actifs sur trois (65 %) estiment que deux personnes exerçant des métiers complètement différents peuvent effectuer un travail de valeur équivalente et ainsi mériter une rémunération comparable. 31 % en sont même tout à fait convaincus. Le principe de « valeur égale » porté par le projet de loi trouve donc un terrain largement favorable, même si près d'un tiers des actifs (32 %) reste sceptique.

Pensez-vous que deux personnes exerçant des métiers complètement différents puissent néanmoins effectuer un travail de valeur équivalente et donc mériter un niveau de rémunération comparable ?

Réponses

Répartition

%

Oui, tout à fait

31 %

Oui, probablement

34 %

Non, probablement pas

17 %

Non, pas du tout

15 %

Je ne m’étais jamais posé la question

2 %

Je ne sais pas

1 %

 

 

 

Match des métiers : l'utilité bat le prestige 4 à 0

Placés face à des duels de métiers, les Français renversent systématiquement la hiérarchie établie et proposent de meilleures rémunérations pour des métiers censés être moins prestigieux. Ainsi, le technicien de nuit moins diplômé l'emporte massivement sur le cadre aux horaires réguliers (45 % contre 13 %), et le salarié responsable de la sécurité de personnes écrase celui qui gère un gros budget (49 % contre 17 %). L'ingénieur expert dont une erreur peut arrêter une usine devance largement le manager de 20 personnes (42 % contre 16 %), et même la responsable paie de 1 000 collaborateurs s'impose face au commercial à 3 millions d'euros (34 % contre 27 %).

DUEL 1 | Pour chacun des duos suivants, lequel devrait selon vous être le mieux rémunéré ?

Réponses

Répartition

%

Un manager de 20 personnes

16 %

Un ingénieur expert sans équipe dont une erreur peut arrêter une usine

42 %

Même niveau

28 %

Impossible à déterminer

14 %

 

DUEL 2 

Réponses

Répartition

%

Un commercial responsable de 3 millions d’euros de chiffre d’affaires

27 %

Une responsable paie qui garantit chaque mois le salaire de 1 000 collaborateurs

34 %

Même niveau

25 %

Impossible à déterminer

14 %

 

DUEL 3

Réponses

Répartition

%

Un cadre avec de nombreux diplômes travaillant en horaires réguliers

13 %

Un technicien moins diplômé travaillant de nuit dans des conditions difficiles

45 %

Même niveau

29 %

Impossible à déterminer

13 %

 

DUEL 4

Réponses

Répartition

%

Un salarié responsable d’un gros budget

17 %

Un salarié responsable de la sécurité de personnes

49 %

Même niveau

23 %

Impossible à déterminer

11 %

 

 

 

Des entreprises incapables de justifier les écarts de salaires

Seuls 9 % des Français pensent que leur entreprise serait parfaitement capable d'expliquer objectivement pourquoi deux métiers différents ne sont pas payés au même niveau. Pour deux sur trois (66 %), c'est même impossible : les salaires dépendraient surtout de l'historique ou de la négociation individuelle (28 %), de critères trop flous (27 %) ou du bon vouloir du manager (11 %).

Votre entreprise serait-elle aujourd’hui capable, selon vous, d’expliquer objectivement pourquoi deux métiers différents ne sont pas rémunérés au même niveau ?

Réponses

Répartition

%

Oui, parfaitement

9 %

Oui, mais seulement pour certains métiers

23 %

Non, les critères sont trop flous

27 %

Non, les salaires dépendent surtout de l’historique ou de la négociation individuelle

28 %

Non, cela dépend beaucoup du manager

11 %

Je ne sais pas

2 %

 

 

Des métiers du soin sous-payés

Pour 51 % des actifs, les métiers du soin et de l'accompagnement sont les plus susceptibles d'être sous-rémunérés faute de reconnaissance de leurs responsabilités et contraintes, devant les métiers très physiques (38 %) et les métiers opérationnels de terrain (32 %). A noter également un paradoxe révélateur : alors que ces métiers du soin sont largement féminisés, seuls 19 % citent explicitement les métiers majoritairement féminins. Encore un angle mort que la logique de « valeur égale », au cœur de la directive européenne sur la transparence salariale, entend précisément éclairer.

 

Quels types de métiers pensez-vous aujourd’hui les plus susceptibles d’être sous-rémunérés parce que leurs responsabilités ou leurs contraintes sont mal reconnues ? (Plusieurs réponses possibles)

Réponses

Répartition

%

Les métiers du soin et de l’accompagnement

51 %

Les métiers très physiques

37 %

Les métiers opérationnels de terrain

32 %

Les métiers techniques et de maintenance

31 %

Les métiers exposés à une forte charge émotionnelle

27 %

Les fonctions avec beaucoup de responsabilités mais peu de visibilité

26 %

Les experts sans responsabilité managériale

20 %

Les métiers majoritairement féminins

19 %

Les métiers administratifs et supports

12 %

Les managers de proximité

8 %

Aucun en particulier

2 %

Je ne sais pas

1 %

 

MÉTHODOLOGIE

Enquête réalisée en ligne (CAWI) du 30 septembre au 7 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 3 221 actifs français. Participants recrutés et sollicités via le panel BuzzPress en France (27 700 personnes), par invitations électroniques (email) et via des canaux d’invitation sur Facebook et LinkedIn. Échantillon constitué selon la méthode des quotas afin de refléter la structure de la population visée. Les résultats ont fait l’objet d’un redressement (pondération / calage sur marges) sur des variables socio-démographiques de référence (sexe, âge, catégorie socio-professionnelle, région), à partir des sources administratives et des données de l’INSEE. Des contrôles qualité ont été appliqués (unicité des répondants, exclusion des questionnaires incomplets ou incohérents). Données traitées conformément au RGPD.

 

À propos de Sandrine Dorbes & How Much

La rémunération n’est pas qu’une question d’argent. Ce n’est pas un slogan, c’est une conviction qui guide chaque étape du parcours de Sandrine Dorbes. Après une carrière de responsable rémunération dans un grand groupe bancaire, elle fonde en 2020 How Much, un cabinet indépendant dédié à la construction de politiques salariales justes, lisibles et cohérentes. Sa certitude : une politique de rémunération claire est le socle d’un dialogue social apaisé et d’un pilotage RH durable.

Administratrice indépendante certifiée, elle explore les liens entre gouvernance, stratégie RH et performance globale — une performance qu’elle conçoit sur trois plans indissociables : économique, environnemental et humain. Autrice et conférencière, elle aide les dirigeants à faire de la rémunération autre chose qu’un chiffre : un langage de reconnaissance et de confiance. À travers ses ouvrages, ses conférences et ses interventions à la School of Life Paris, elle interroge la place de l’argent, du travail et du sens dans nos trajectoires individuelles et collectives. Car pour elle, interroger le pourquoi précède toujours le combien.

 

 

Contact presse

Gildas Piquet-Friboulet | [email protected] | 06 19 93 58 32

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