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59 % DES SALARIÉS NE SE SENTENT PAS EN CONFIANCE POUR RÉPONDRE SINCÈREMENT AUX ENQUÊTES INTERNES
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Date : 20/10/2026 19:15
Thème(s) :  Actualités nationales  ;  Emploi - Salariés  ;  Ressources humaines  ;  Santé  ;  Sondage  ; 
 
 
 
 
Document(s) attaché(s) :
CP-Sante-du-Dirigeant-Sondage-Octobre-2026-OK59.pdf
 
Société communicante :
SANTE DU DIRIGEANT
[email protected]
 
     
Communiqué :

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - SONDAGE NATIONAL

 

Santé mentale au travail : les enquêtes internes à l’épreuve des actes

 

 

59 % des salariés ne se sentent pas en confiance pour répondre sincèrement aux enquêtes internes

 

Seuls 8 % des salariés voient des actions rapides mais 84 % décrivent des suites limitées ou sans effet

 

68 % des décideurs se sentent insuffisamment formés à la santé mentale et près d’un sur deux n’y consacre pas plus de trois jours par an

 

 

 

 

Paris, le 20 octobre 2026

 

En septembre 2026, une première enquête du cabinet Santé du Dirigeant révélait que 84 % des salariés et 83 % des décideurs souhaitaient agir sur l’organisation du travail, au moins autant que sur les personnes. Un mois plus tard, le fossé entre diagnostic et action apparaît au grand jour : la confiance dans les enquêtes internes s’érode et les résultats peinent à se traduire en décisions concrètes.

Pour le mesurer, Santé du Dirigeant dévoile les résultats d’une nouvelle enquête menée auprès de 2 402 salariés et 1 001 professionnels désignés comme « décideurs » (dirigeants, DRH, RRH, managers, responsables QVCT/RSE/prévention et représentants du personnel/CSE).

Des résultats qui interrogent le suivi des enquêtes, le temps disponible et la formation des équipes. Autant d’enjeux au cœur du nouveau livre de Noémie Guerrin, Santé mentale au travail : il est temps de passer à l’action ! (Vuibert).

 

« Le diagnostic, nous l'avons : salariés comme dirigeants savent que c'est le travail lui-même qu'il faut soigner. Mais on demande aux RH et aux managers de porter ce chantier avec deux heures par mois, sans formation, sans méthode, sans appui. Chaque enquête restée sans suite envoie aux équipes un message terrible : vous avez parlé, rien n'a changé. La fois suivante, elles se tairont. La santé mentale se construit par des décisions sur la charge, l'organisation et le management. »

Noémie Guerrin, autrice et fondatrice du cabinet Santé du Dirigeant

 

 

 

Enquêtes internes : la défiance s’installe quand les réponses restent sans suite

 

Près de six salariés sur dix (59 %) déclarent ne pas se sentir suffisamment en confiance pour répondre totalement sincèrement aux enquêtes internes sur le bien-être ou les risques psychosociaux, dont 9 % par crainte que leurs réponses soient identifiées. Cette défiance est également perçue côté décideurs qui sont 48 % à estimer que les salariés ne répondent qu’en partie sincèrement, minimisent leurs difficultés ou exagèrent certaines situations.

 

Lorsque votre entreprise réalise une enquête sur le bien-être, le climat social ou les risques psychosociaux, avez-vous confiance dans votre capacité à répondre totalement sincèrement ?

Réponses

Salariés

Oui, totalement

12 %

Oui, plutôt

21 %

Non, pas vraiment

28 %

Non, pas du tout

22 %

Je crains que mes réponses puissent être identifiées

9 %

Mon entreprise ne réalise pas ce type d'enquête

7 %

Je ne sais pas

1 %

Lorsque vous réalisez une enquête interne sur le bien-être ou la santé mentale, pensez-vous que les salariés répondent totalement sincèrement ?

Réponses

Décideurs

Oui, presque toujours

9 %

Oui, généralement

36 %

Seulement en partie

24 %

Non, beaucoup minimisent leurs difficultés

19 %

Non, certains exagèrent également certaines situations

5 %

Nous ne réalisons pas ce type d'enquête

6 %

Je ne sais pas

1 %

 

Le problème ne s’arrête pas au recueil de la parole. En effet, seuls 8 % des salariés déclarent voir rapidement des actions concrètes après une enquête faisant apparaître stress ou surcharge.

À l’inverse, 84 % décrivent des suites limitées, surtout de la communication avec peu de changements concrets, des résultats sans suivi ou l’absence d’action visible. Un quart (25 %) n'y voit surtout que de la communication, et 17 % déclarent n’avoir jamais constaté d’action concrète.

 

Lorsque votre entreprise identifie un problème de stress, de surcharge ou de santé mentale dans une enquête interne, que se passe-t-il généralement ensuite ?

Réponses

Salariés

Il y a surtout de la communication, mais peu de changements concrets

25 %

Les résultats sont présentés, puis le sujet retombe

17 %

Je n'ai jamais vu d'action concrète après une enquête

17 %

Des actions sont annoncées, mais elles restent limitées

16 %

Les résultats ne sont pas communiqués aux salariés

9 %

Des actions concrètes sont rapidement mises en place

8 %

Mon entreprise ne réalise pas ce type d'enquête

7 %

Je ne sais pas

1 %

 

 

 

Santé mentale : près d’un décideur sur deux y consacre au mieux trois jours par an

 

Près d'un décideur sur deux (49 %) consacre au mieux deux heures par mois à la santé mentale dans son entreprise. Sur une année, cela fait 24 heures, un peu plus de trois jours de travail, pour remplir une obligation que le Code du travail pose noir sur blanc : protéger la santé physique et mentale des travailleurs (art. L4121-1). Concrètement, deux heures par mois permettent un entretien avec un salarié en difficulté et sa préparation.

Il ne reste rien pour analyser la charge de travail, revoir une organisation ou suivre un plan d'action. Un quart (26 %) y passe moins d'une heure par mois, voire pas une minute. Seuls 15 % dépassent cinq heures.

 

En moyenne, combien de temps estimez-vous consacrer personnellement chaque mois à la prévention ou à la gestion des questions de santé mentale au travail ?

Réponses

Décideurs

Aucun temps

9 %

Moins d'une heure par mois

17 %

Entre 1 et 2 heures

23 %

Entre 3 et 5 heures

16 %

Entre 6 et 10 heures

9 %

Plus de 10 heures

6 %

Cela dépend beaucoup des périodes

11 %

Ce sujet ne fait pas partie de mes responsabilités

7 %

Je ne sais pas précisément

2 %

 

 

  

Détresse psychologique : 68 % des décideurs ne se sentent pas suffisamment formés

 

Plus de deux décideurs sur trois (68 %) ne se sentent pas suffisamment formés ou équipés pour faire face à une situation de détresse psychologique ou d’épuisement professionnel. Parmi eux, 26 % sauraient identifier le problème, mais pas comment intervenir. Seuls 8 % se disent pleinement formés et équipés.

 

Vous sentez-vous aujourd'hui suffisamment formé(e) et équipé(e) pour identifier et gérer une situation de détresse psychologique ou d'épuisement professionnel chez un salarié ?

Réponses

Décideurs

Oui, tout à fait

8 %

Oui, plutôt

23 %

Non, plutôt pas

24 %

Non, pas du tout

18 %

Je saurais identifier le problème, mais pas comment intervenir

26 %

Je ne sais pas

1 %

 

 

 

Premier frein cité : le manque de formation, devant le temps et le budget

 

Pour agir concrètement sur la santé mentale au travail, le manque de formation des RH et des managers est le premier frein cité à 31 %, devant le manque de temps (26 %) et le manque de budget (22 %). La difficulté à transformer les résultats d’enquêtes en actions concrètes arrive également en bonne place (23 %). Seuls 4 % estiment leur organisation déjà équipée des moyens nécessaires.

 

Quels sont aujourd'hui les principaux freins qui empêchent votre entreprise d'agir davantage sur la santé mentale au travail ? (trois réponses maximum)

Réponses

Décideurs

Le manque de formation des RH et des managers

31 %

Le manque de temps

26 %

La difficulté à transformer les résultats des enquêtes en actions concrètes

23 %

Le manque de budget

22 %

Le manque d'implication de la direction

19 %

Le manque d'outils ou de méthodes adaptés

18 %

La difficulté à faire parler sincèrement les salariés

18 %

La difficulté à mesurer objectivement la santé mentale des équipes

17 %

La difficulté à détecter les situations problématiques

16 %

La peur de poser des questions trop personnelles

11 %

Ce sujet n'est pas suffisamment prioritaire dans mon entreprise

11 %

La crainte d'ouvrir un sujet auquel l'entreprise ne saurait pas répondre

10 %

La crainte des conséquences juridiques ou sociales

8 %

Mon entreprise dispose déjà des moyens nécessaires

4 %

 

 

 

Fidéliser : après le salaire, la charge de travail et la reconnaissance comptent

 

Sans surprise, la rémunération reste le premier levier de fidélisation (51 %), devant l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle (39 %). Mais la charge de travail (30 %) et la reconnaissance (28 %) suivent de près : deux leviers concrets sur lesquels l’organisation et les pratiques managériales peuvent agir.

 

Si vous deviez choisir les trois éléments qui vous donneraient le plus envie de rester durablement dans votre entreprise, lesquels choisiriez-vous ? (trois réponses maximum)

Réponses

Salariés

Une meilleure rémunération

51 %

Un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle

39 %

Une charge de travail plus raisonnable

30 %

Davantage de reconnaissance

28 %

Un management plus humain

21 %

Une meilleure prise en compte de la santé mentale

18 %

Une plus grande stabilité de l'emploi

18 %

Davantage de souplesse dans les horaires

17 %

Davantage de télétravail

16 %

Des perspectives d'évolution

16 %

Plus de sens dans mon travail

15 %

Une meilleure ambiance entre collègues

14 %

Plus d'autonomie

7 %

 

 

 

MÉTHODOLOGIE

Enquête réalisée en ligne par BuzzPress pour Santé du Dirigeant, du 3 au 13 octobre 2026, auprès de 3 403 personnes : 2 402 salariés du privé et du public âgés de 18 ans et plus, échantillon constitué selon la méthode des quotas (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région, secteur, taille d’entreprise) et redressé sur les données de l’INSEE pour refléter la population salariée française ; et 1 001 professionnels des organisations (dirigeants, DRH, RRH, managers, responsables QVCT/RSE/prévention et représentants du personnel/CSE), regroupés sous le terme « décideurs » dans ce communiqué, stratifiés par fonction et contrôlés sur le sexe, l’âge, le secteur, la région et la taille de l’organisation. Les représentants du personnel/CSE ne sont pas assimilés à des dirigeants. Note méthodologique complète disponible sur demande.

 

 

 

 

À propos de Santé du Dirigeant

 

Fondé par Noémie Guerrin, spécialiste depuis plus de 15 ans de la prévention en santé mentale au travail et des risques psychosociaux, Santé du Dirigeant accompagne les organisations partout en France pour faire de la santé mentale un enjeu concret, collectif et durable. Le cabinet intervient auprès des directions, RH, COMEX et CODIR, managers, préventeurs, représentants du personnel et services de santé au travail, à travers conférences, formations, audits RPS et dispositifs d'accompagnement. Certifié Qualiopi. Nommée Top Voice LinkedIn depuis 2022, Noémie Guerrin réunit une communauté de plus de 70 000 personnes (Instagram, LinkedIn).

Après Prenez soin de votre santé mentale au travail… et de celle des autres (Vuibert, 2024), Noémie Guerrin publie son second ouvrage, Santé mentale au travail : il est temps de passer à l'action ! (Vuibert), disponible en librairie depuis le 1er octobre 2026.

 

Contact presse :  Gildas Piquet-Friboulet, BuzzPress, [email protected], 06 19 93 58 32

   
   
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