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ETUDE ALLIANZ DISTRACTEURS MOTORS DAY 2026
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Date : 21/10/2026 17:31
Thème(s) :  Actualités nationales  ; 
 
 
 
 
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Communiqué de presse
21 octobre 2026

Un accident de la route sur trois serait lié à la distraction au volant selon Allianz

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  • À l'occasion de la 14ème édition de l'Allianz Motor Day, Allianz dévoile les résultats d'une vaste étude menée par l'Allianz Zentrum für Technik (AZT), qui révèle que la distraction serait en cause dans un accident de la route sur trois.
  • Dans quatre scénarios de conduite simulés, les conducteurs distraits obtiennent de moins bons résultats que les conducteurs présentant une alcoolémie simulée de 0,8 g/l de sang.
  • La conception des interfaces de conduite joue un rôle déterminant : selon les tests menés par Allianz, le temps total passé à détourner le regard de la route peut varier jusqu'à 25 % pour une même tâche, selon l'ergonomie des commandes.
  • Enquête menée auprès des consommateurs dans neuf pays : deux conducteurs sur trois souhaitent le retour de commandes physiques pour les fonctions essentielles à la sécurité.
  • En France, 80 % des conducteurs interrogés estiment que les technologies embarquées ont accentué les risques de distraction ces dernières années. 66 % souhaitent pouvoir utiliser des commandes physiques pour certaines fonctions du véhicule, une proportion qui atteint 82 % chez les 18-25 ans.
  • Allianz appelle les constructeurs automobiles à repenser les interfaces de conduite, les pouvoirs publics à mieux prendre en compte les risques de distraction liés aux téléphones et aux écrans embarqués, et les conducteurs à prendre conscience de leur responsabilité.

La distraction constitue l'un des principaux risques en matière de sécurité routière. Pourtant, son impact réel sur l'accidentalité reste difficile à quantifier. À l'occasion de l'Allianz Motor Day 2026, l'Allianz Zentrum für Technik (AZT) présente les résultats d'une vaste étude qui révèle que la distraction au volant serait beaucoup plus fréquente que ne le suggèrent les statistiques officielles. Selon ces travaux, elle interviendrait dans un accident de la route sur trois, soit comme facteur déclencheur direct, soit comme cause contributive.

La multiplication des fonctionnalités dans les véhicules connectés rend nécessaire le recours aux écrans tactiles pour certaines commandes. Mais ces interfaces viennent désormais s'ajouter aux facteurs de distraction déjà connus. Des fonctions autrefois accessibles intuitivement, sans quitter la route des yeux, sont progressivement intégrées à des menus numériques. Régler la climatisation ou changer de station de radio nécessite ainsi souvent plusieurs manipulations sur un écran. Ces interactions conduisent les automobilistes à détourner leur regard de la route plus longtemps et plus fréquemment, au risque de compromettre leur sécurité.

Ces enseignements sont détaillés dans le rapport Allianz « Un swipe. Un clic. Un accident. – La distraction au volant à l'ère du véhicule connecté »

« Nos recherches montrent qu'une même tâche peut nécessiter jusqu'à 25 % d'attention visuelle en moins dans un véhicule que dans un autre. Cela nous dit quelque chose d'important : la distraction n'est pas seulement une question de comportement du conducteur. C'est aussi une question de conception. Une voiture n'est pas un smartphone. Lorsque la sécurité est en jeu, la fonction doit primer sur le design. » - Dr Klaus-Peter Röhler, membre du Directoire d'Allianz SE.

L'ergonomie des écrans embarqués, un enjeu majeur de sécurité routière

Les études de conduite en situations réelles menées dans le cadre du programme de recherche montrent que la conception des interfaces tactiles des véhicules influence significativement le temps pendant lequel les conducteurs détournent leur regard de la route lorsqu'ils les utilisent.

Lors de tests comparant deux véhicules récents, les mêmes tâches quotidiennes ont conduit les automobilistes à quitter la route des yeux pendant des durées sensiblement différentes. Selon la tâche effectuée et la conception de l'interface, le temps total passé à regarder ailleurs que sur la route variait jusqu'à 25 %, soit environ trois secondes d'écart pour une tâche identique.

« Pour garantir une utilisation sûre des véhicules, il est nécessaire de définir clairement quelles fonctions doivent être commandées par des boutons physiques et lesquelles peuvent être accessibles depuis un écran tactile. Dans le même temps, les connaissances scientifiques sur les interactions entre l'humain et les technologies doivent être systématiquement prises en compte pour concevoir des interfaces tactiles qui détournent le moins possible l'attention des conducteurs de la route. » - Dr Christian Sahr, directeur d'Allianz Zentrum für Technik (AZT).

L'analyse de plus de 80 études montre par ailleurs que détourner les regards de la route pendant plus de deux secondes favorisent significativement le risque d'accident. L'ensemble des recherches, y compris les simulations cognitives, converge vers un même constat : le problème ne réside pas dans les écrans tactiles eux-mêmes, mais dans la manière dont les fonctions essentielles à la sécurité sont intégrées à l'habitacle.

La distraction peut tripler le risque de collision dans certaines situations critiques

Pour évaluer l'impact de la distraction sur les réactions des conducteurs face à des situations critiques, Allianz et l'entreprise spécialisée en modélisation cognitive CogniBIT ont simulé quatre scénarios de circulation à partir d'un modèle cognitif de conduite, alimenté par des données réelles de suivi du regard.

Les résultats mettent en évidence une augmentation importante du risque de collision :

  • Lors d'un freinage d'urgence sur autoroute, la proportion de simulations aboutissant à une collision passe de 18,2 % chez les conducteurs attentifs à 54,3 % chez les conducteurs
  • Lorsqu'un enfant surgit soudainement sur la chaussée, cette proportion passe de 3,9 % à 11,2 %. Dans 39 % de ces collisions impliquant un conducteur distrait, celui-ci n'a pas du tout réagi.
  • Dans les quatre scénarios simulés, les conducteurs distraits obtiennent de moins bons résultats que ceux de conducteurs dont le modèle simule une alcoolémie de 0,8 g/l de

Ces résultats illustrent les conséquences potentiellement graves de quelques secondes d'inattention, notamment lorsque le conducteur doit réagir immédiatement à une situation imprévue.

En France, les jeunes conducteurs sont les plus favorables aux commandes physiques

Les résultats de ces recherches font écho à la perception des automobilistes eux-mêmes. Selon une enquête menée par Allianz dans neuf pays (France, Allemagne, Australie, Autriche, Brésil, Espagne, Italie, Royaume-Uni et Suisse), la France affiche le plus faible taux d'accidents impliquant les conducteurs interrogés parmi les neuf marchés étudiés : seulement 12 % au cours des trois dernières années.

80 % des conducteurs français interrogés considèrent que les technologies embarquées ont accentué la distraction au volant ces dernières années. Plus d'un tiers (38 %) déclarent par ailleurs avoir déjà été confrontés, au cours des trois dernières années, à une situation critique liée à l'utilisation d'un écran tactile en conduisant.

Face à ces risques, les Français expriment une préférence marquée pour les commandes traditionnelles : 66 % souhaitent pouvoir utiliser des boutons ou des commandes physiques plutôt que de recourir exclusivement aux écrans tactiles pour certaines fonctions du véhicule. Cette proportion atteint 82 % chez les jeunes conducteurs de 18 à 25 ans, soit le niveau le plus élevé observé pour cette tranche d'âge parmi les neuf pays étudiés. Un résultat qui montre clairement que l'attrait pour les commandes physiques n'est pas une question d'âge.

Si les conducteurs français sont largement conscients des risques de distraction, leur perception de leur propre responsabilité reste plus mesurée que dans tous les autres pays étudiés. 81 % considèrent que la réduction de la distraction au volant relève avant tout de leur responsabilité, soit la proportion la plus faible parmi les neuf pays interrogés. Un résultat qui souligne l'importance de poursuivre les efforts de sensibilisation et de responsabilisation des conducteurs.

En matière de mesures de prévention, 53 % sont favorables à une augmentation des amendes et 38 % à une limitation de l'utilisation de commandes complexes pendant la conduite.

L'usage du téléphone au volant est également relativement faible : 32 % déclarent reconnaitre écrire, au moins occasionnellement, des messages avec un téléphone tenu en main en conduisant, tandis que 20 % déclarent avoir connu, au cours des trois dernières années, une situation critique liée à l'utilisation d'un téléphone tenu en main. Ces deux résultats figurent parmi les plus faibles des neuf marchés étudiés.

Allianz

« Avec la généralisation de la suspension administrative du permis pour les conducteurs contrôlés avec un téléphone tenu en main, la lutte contre la distraction au volant n'a jamais été aussi forte en France. C'est le sens de nos actions menées par notre association Allianz Prévention qui a déjà sensibilisé et formé plus de 141 000 personnes depuis 10 ans.

La télématique embarquée est un outil efficace de prévention qui aide les conducteurs à adopter des comportements plus sûrs. Mais elle ne doit pas créer de nouveaux risques. 80 % des Français interrogés nous disent clairement que les écrans et les interfaces tactiles peuvent être une source de distraction au volant et 82 % des jeunes Français de 18-25 ans souhaitent pouvoir accéder aux fonctions essentielles du véhicule via des boutons ou des commandes physiques. L'enjeu est donc de mettre la technologie au service de la sécurité en aidant à prévenir les comportements à risque, avec des solutions simples, intuitives et qui permettent au conducteur de garder les yeux sur la route et les mains sur le volant. » - Marielle Maréchal, responsable Prévention Routière d'Allianz France.

Trois priorités pour renforcer la sécurité à bord des véhicules connectés

Face à ces constats, Allianz identifie trois axes d'action pour réduire les risques de distraction au volant.

1. Constructeurs automobiles : concevoir des interfaces qui privilégient la sécurité

Les fonctions essentielles à la sécurité, telles que les essuie-glaces, les clignotants, les feux de croisement et les feux de route, les feux de détresse, ainsi que les systèmes de dégivrage et de désembuage, doivent être rapides et intuitives d'accès. Ces fonctions doivent rester accessibles à tout moment, grâce à des boutons physiques ou des zones tactiles clairement identifiées. Cela réduit le temps nécessaire pour trouver les commandes, maintient les yeux des conducteurs sur la route et facilite l'utilisation de véhicules peu familiers.

En Europe, l'organisme Euro NCAP valorise déjà les véhicules qui privilégient un accès direct à ces fonctions plutôt que leur intégration dans des menus numériques complexes.

2. Pouvoirs publics : mieux mesurer et encadrer les risques de distraction

Les pouvoirs publics devraient systématiquement identifier et mesurer le rôle de la distraction dans les accidents de la route, notamment grâce à une collecte des données. Une réglementation adaptée, des contrôles renforcés et des technologies de détection de la distraction permettraient de mieux prévenir les comportements à risque et de réduire les accidents. À mesure que les véhicules deviennent de plus en plus numériques, les cadres réglementaires et les mesures d'application doivent évoluer pour faire face à de nouvelles sources de distraction.

3. Conducteurs : l'attention reste le principal facteur de sécurité

La vigilance des conducteurs reste essentielle pour prévenir les accidents liés à la distraction. Dans les neuf pays étudiés, 86 % des automobilistes interrogés considèrent qu'il leur appartient en premier lieu de réduire ce risque. Si les technologies d'assistance peuvent les aider à rester attentifs, elles ne peuvent remplacer leur vigilance. Cependant une plus grande sensibilisation aux risques liés à la distraction au volant est nécessaire à travers des campagnes de prévention, la formation des conducteurs et des alertes plus explicites à bord des véhicules.

À propos de l'étude

L'Allianz Zentrum für Technik (AZT) a mené un programme de recherche le plus complet à ce jour sur la distraction au volant. Il s'appuie sur l'analyse de plus de 34 000 accidents de la route, des études de suivi du regard réalisées dans des véhicules en conditions réelles, ainsi qu'une étude sur simulateur de conduite menée avec l'Université technique de Munich. Le programme comprend également une modélisation cognitive de situations critiques de circulation, une enquête internationale auprès des conducteurs et une analyse de plus de 80 études scientifiques publiées. Les résultats ont été présentés lors de la 14ème édition de l'Allianz Motor Day et sont détaillés dans le rapport « Un swipe. Un clic. Un accident. – La distraction au volant à l'ère du véhicule connecté ».

Plus d'informations sur la 14ᵉ édition de l'Allianz Motor Day sont disponibles ici.

Le rapport complet « Swipe. Tap. Crash. Driver Distraction in the Digital Car » est accessible ici.

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