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SONDAGE - 3 FRANÇAIS SUR 4 AURAIENT ÉVITÉ DES ERREURS FINANCIÈRES SI ON LEUR AVAIT APPRIS LA GESTION DE L'ARGENT À L'ÉCOLE ET 82 % SONT FAVORABLES À SON ENSEIGNEMENT EN 4E
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Date : 01/06/2026 19:25
Thème(s) :  Banques - Finance  ;  Consommation  ;  Enseignement - Education - Formation  ;  Société  ;  Thèmes marronniers  ; 
 
 
 
 
Document(s) attaché(s) :
CP-Education-Financiere-Ecole-OK67.pdf
 
Société communicante :
YOMONI
[email protected]
 
     
Communiqué :

 

 

01 juin 2026

3 Français sur 4 auraient évité des erreurs financières si on leur avait appris la gestion de l’argent à l'école et 82 % sont favorables à son enseignement au collège dès la rentrée.

 

À partir de la rentrée prochaine, tous les élèves de 4ᵉ suivront un module d'éducation financière : gestion d'un budget, épargne, crédit, moyens de paiement, arnaques financières. Une mesure saluée par une large majorité de Français… qui reconnaissent en creux que l'école les a laissés sans repères. Yomoni, leader de la gestion d'épargne en ligne, a interrogé les Français sur leur rapport à l'éducation financière à l'école. Les résultats dressent un constat sans appel.

 

Chiffres clés :

          82 % des Français sont favorables à l'enseignement de l'éducation financière dès la 4ème

          80 % estiment que l'école ne les a pas suffisamment préparés à gérer leur argent

          74 % pensent qu'une meilleure éducation financière à l'école leur aurait évité des erreurs

          63 % des Français n'ont jamais, ou presque jamais, parlé d'argent en famille

          70 % des Français jugent que les jeunes sont davantage influencés par les réseaux sociaux que par l'école ou la famille

 

 

« Des générations ont grandi sans qu'on leur parle d'argent. Ce silence, TikTok et Instagram l'ont rempli. Il est temps que l'école offre à tous les mêmes bases financières, quel que soit son milieu. »

Tom Demaison, Directeur de la communication de Yomoni

 

 

Une mesure quasi unanimement approuvée

La réforme lancée à la rentrée 2026 recueille une adhésion massive : 82 % des Français se déclarent favorables à l'introduction de l'éducation financière au collège. Seuls 5 % y sont opposés, signe d'un consensus rare sur un sujet de politique éducative.

 

À partir de la rentrée 2026, tous les élèves de 4ᵉ suivront un module d'éducation financière pour apprendre les bases de la gestion d'un budget, de l'épargne, du crédit, des moyens de paiement et des arnaques financières. Que pensez-vous de cette mesure ?

Réponses

Pourcentages

Très favorable

43 %

Plutôt favorable

39 %

Ni favorable ni opposé

7 %

Plutôt opposé

4 %

Très opposé

1 %

Ne sait pas

1 %

Je ne connais pas cette mesure

5 %

 

 

 

L'école n'a pas préparé les Français à gérer leur argent

Le soutien à la réforme s'explique par un vécu personnel largement partagé : 80 % des Français estiment que l'école ne les a pas suffisamment préparés à gérer leur argent dans la vie adulte. Seuls 17 % portent un jugement positif sur leur formation financière scolaire, un chiffre qui illustre la profondeur du déficit perçu.

 

Diriez-vous que l'école vous a suffisamment préparé à gérer votre argent dans la vie adulte ?

Réponses

Pourcentages

Oui, tout à fait

4 %

Oui, plutôt

13 %

Non, plutôt pas

46 %

Non, pas du tout

34 %

Je ne sais pas / je ne me souviens pas

3 %

 

 

 

Budget, épargne, crédit : les priorités pédagogiques des Français

Interrogés sur les notions à enseigner en priorité, les Français placent la gestion d'un budget au quotidien largement en tête (57 %), devant la compréhension de l'épargne (45 %) et du crédit (42 %). La lutte contre les arnaques financières, enjeu croissant à l'ère numérique, arrive en quatrième position avec 39 %. Ces priorités reflètent des besoins concrets, ancrés dans le quotidien financier, bien plus que dans la théorie macro-économique.

 

Selon vous, quelles notions financières devraient être enseignées en priorité aux jeunes ? (Plusieurs réponses possibles, maximum 3)

Réponses

Pourcentages

Savoir gérer un budget au quotidien

57 %

Comprendre l'épargne et apprendre à mettre de l'argent de côté

45 %

Comprendre le crédit, les intérêts et le risque de surendettement

42 %

Repérer les arnaques financières, les faux placements et les escroqueries en ligne

39 %

Comprendre l'inflation, le pouvoir d'achat et l'évolution des prix

34 %

Comprendre les impôts, les taxes, les cotisations et le financement des services publics

30 %

Comprendre les bases de l'investissement

28 %

Comprendre les salaires, les fiches de paie et les droits sociaux

27 %

Comprendre les assurances, les banques, les frais bancaires et les moyens de paiement

15 %

Comprendre le chômage, l'emploi et le fonctionnement du marché du travail

7 %

Comprendre les inégalités économiques et les écarts de revenus

7 %

Comprendre la dette publique, le déficit et le budget de l'État

6 %

Comprendre les taux d'intérêt, la monnaie et le rôle des banques centrales

6 %

Comprendre la croissance économique, la production de richesse et le PIB

5 %

Comprendre la transition écologique et ses effets sur l'économie

5 %

Comprendre la mondialisation, le commerce international et les échanges entre pays

3 %

Je ne sais pas

2 %

 

 

 

74 % auraient évité des erreurs financières avec une meilleure éducation

Le passé parle pour la réforme : 74 % des Français estiment qu'une meilleure éducation financière à l'école leur aurait probablement ou certainement épargné des erreurs ou mauvaises décisions. Un chiffre qui donne toute sa portée à la mesure : ce n'est pas seulement une question de pédagogie, c'est une question de trajectoire de vie.

 

Avec le recul, pensez-vous qu'une meilleure éducation financière à l'école vous aurait évité certaines erreurs ou mauvaises décisions ?

Réponses

Pourcentages

Oui, certainement

33 %

Oui, probablement

41 %

Non, probablement pas

12 %

Non, certainement pas

1 %

Je n'ai jamais eu le sentiment d'avoir commis d'erreur financière

9 %

Je ne sais pas

4 %

 

 

 

Découvert, absence d'épargne, crédit mal compris : les erreurs qui auraient pu être évitées

Parmi les erreurs identifiées, le découvert ou la mauvaise gestion du budget arrive en tête (49 %), suivi de l'absence d'épargne de précaution (47 %) et des mauvais choix de placement (31 %). La liste témoigne d'un manque de bases financières élémentaires, qui se paie dès l'entrée dans la vie adulte.

 

Quelles erreurs auraient pu être évitées ? (Plusieurs réponses possibles)

Réponses

Pourcentages

Découvert bancaire ou mauvaise gestion du budget

49 %

Absence d'épargne de précaution

47 %

Mauvais choix de placement

31 %

Crédit mal compris ou mal anticipé

29 %

Frais bancaires mal compris

26 %

Arnaque ou tentative d'arnaque financière

23 %

Retard dans la préparation de la retraite

21 %

Achat important mal anticipé

18 %

Autre

3 %

Je préfère ne pas répondre

4 %

 

 

 

La famille, un filet de sécurité qui n'a jamais vraiment existé

L'école n'était pas seule en cause : 63 % des Français déclarent que l'argent était un sujet rarement ou jamais abordé en famille dans leur enfance. Pour 12 % d'entre eux, c'était même un tabou. Cette double absence, école et famille, explique en grande partie l'ampleur des lacunes constatées à l'âge adulte.

 

Dans votre famille, lorsque vous étiez enfant ou adolescent, parlait-on ouvertement d'argent, de budget ou d'épargne ?

Réponses

Pourcentages

Oui, souvent

7 %

Oui, parfois

17 %

Rarement

34 %

Jamais

29 %

C'était un sujet tabou

12 %

Je ne sais pas / je ne m'en souviens pas

1 %

 

 

 

Les réseaux sociaux, nouveaux maîtres financiers des jeunes

Dans ce vide pédagogique, les réseaux sociaux ont pris la place. 70 % des Français estiment que les jeunes sont aujourd'hui davantage influencés par les réseaux sociaux que par l'école ou leur famille en matière d'argent et d'investissement. Un constat qui rend d'autant plus urgente une éducation financière structurée et fiable.

 

Aujourd'hui, selon vous, les jeunes sont-ils davantage influencés par les réseaux sociaux que par l'école ou la famille lorsqu'il s'agit d'argent et d'investissement ?

Réponses

Pourcentages

Oui, beaucoup plus

27 %

Oui, un peu plus

43 %

Non, pas vraiment

8 %

Non, pas du tout

2 %

Cela dépend fortement des jeunes

11 %

Je ne sais pas

9 %

 

 

 

L'IA financière pour les jeunes : une ouverture prudente

La question de l'intelligence artificielle comme outil pédagogique fait son entrée dans le débat : 57 % des Français accepteraient qu'un jeune demande des conseils financiers à une IA, à condition que celle-ci soit encadrée ou limitée à des notions simples. 24 % estiment toutefois que le risque est trop élevé, rappelant la prudence qui entoure l'usage de ces outils par les mineurs.

 

Seriez-vous à l'aise avec l'idée qu'un jeune demande des conseils financiers à une intelligence artificielle ?

Réponses

Pourcentages

Oui, si l'IA sert seulement à expliquer des notions simples

26 %

Oui, si l'IA est encadrée par l'école ou par des experts

29 %

Oui, même pour aider à prendre certaines décisions financières

2 %

Non, c'est trop risqué

24 %

Non, un jeune devrait uniquement demander conseil à des adultes ou à des professionnels

8 %

Je ne sais pas

11 %

 

 

 

Enseigner les bases de l'investissement : dès le collège pour les uns, plus tard pour les autres

Sur l'âge idéal pour aborder l'épargne longue et l'investissement, les Français se partagent entre le collège (33 %) et le lycée (31 %). Seuls 9 % jugent que cela devrait commencer dès le primaire, tandis que 14 % attendent les études supérieures. Un consensus relatif se dégage donc autour de la période 11-18 ans, précisément la fenêtre qu'ouvre la réforme de la rentrée 2026.

 

À quel âge faudrait-il, selon vous, commencer à expliquer aux jeunes les bases de l'épargne longue et de l'investissement ?

Réponses

Pourcentages

Dès l'école primaire

9 %

Au collège

33 %

Au lycée

31 %

Pendant les études supérieures

14 %

Au moment du premier emploi

7 %

Pas avant d'avoir des revenus réguliers

1 %

Ce n'est pas un sujet à enseigner aux jeunes

1 %

Je ne sais pas

4 %

 

 

 

Une matière jugée aussi essentielle que le français ou les mathématiques

La légitimité de la finance dans le programme scolaire ne souffre guère de contestation : 84 % des Français considèrent qu'apprendre à gérer son argent est aussi important, voire plus utile, que certaines matières traditionnelles. Près d’un quart l'estiment même plus utile au quotidien que des disciplines actuellement enseignées. Pour 8 % seulement, les matières fondamentales doivent rester absolument prioritaires.

 

Selon vous, apprendre à gérer son argent est-il aujourd'hui aussi important que certaines matières scolaires traditionnelles ?

Réponses

Pourcentages

Oui, c'est aussi important que le français et les mathématiques

25 %

Oui, c'est plus utile au quotidien que certaines matières actuellement enseignées

24 %

Oui, mais cela doit rester un complément

35 %

Non, les matières fondamentales doivent rester prioritaires

8 %

Non, ce rôle revient aux parents, pas à l'école

5 %

Je ne sais pas

3 %

 

 

 

Les enseignants suffisamment formés ? Une majorité de Français en doute

L'adhésion à la réforme ne signifie pas qu'elle est jugée prête à l'emploi. 47 % des Français estiment que les collèges ne disposent pas d'enseignants suffisamment formés pour assurer ces cours, seuls 17 % pensent le contraire. Un quart estime que tout dépendra de la formation proposée, et 11 % souhaitent que des experts extérieurs viennent en renfort. Un signal fort sur les conditions de réussite de la mesure.

 

Pensez-vous que les collèges disposent aujourd'hui des enseignants suffisamment formés pour assurer des cours d'éducation financière ?

Réponses

Pourcentages

Oui, tout à fait

2 %

Oui, plutôt

15 %

Non, pas vraiment

29 %

Non, pas du tout

18 %

Cela dépendra fortement de la formation proposée aux enseignants

24 %

Il faudrait faire intervenir des experts extérieurs

11 %

Je ne sais pas

1 %

 

 

 

En synthèse

L'étude dessine un paysage cohérent : les Français accueillent la réforme de la rentrée 2026 avec un enthousiasme rare, nourri par un sentiment collectif d'avoir manqué de repères financiers à l'école et en famille. Les erreurs liées à ce manque (découvert, absence d'épargne, crédit mal compris) sont encore très présentes dans les mémoires. Dans ce contexte, l'irruption des réseaux sociaux comme principale source d'éducation financière pour les jeunes souligne l'urgence d'une alternative structurée et pédagogique. La réforme est attendue. Reste à la doter des moyens humains à la hauteur de l'ambition.

 

*Méthodologie : Enquête réalisée en ligne (CAWI) du 19 au 26 mai 2026 auprès d’un échantillon de 4001 répondants. Les participants ont été recrutés et sollicités via le panel BuzzPress en France (27 700 personnes), par invitations électroniques (email) et via des canaux d’invitation sur Facebook et LinkedIn. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas afin de refléter la structure de la population visée. Les résultats ont ensuite fait l’objet d’un redressement (pondération / calage sur marges) sur des variables socio-démographiques de référence (sexe, âge, catégorie socio-professionnelle, région), à partir des sources administratives et des données de l’INSEE. Des contrôles qualité ont été appliqués (unicité des répondants, exclusion des questionnaires incomplets ou incohérents). Données traitées conformément au RGPD.

 

 

À propos de Yomoni

Yomoni est le leader français de la gestion d'épargne en ligne. Depuis 2015, nous démocratisons l'investissement avec une approche claire, pilotée, sans frais d'entrée, et centrée sur les objectifs à long terme des épargnants. Nous avons actuellement 80 000 clients et un encours de +2 milliards d'euros.

 

 

Contacts presse

Gildas Piquet-Friboulet – [email protected] – 06 19 93 58 32

Tom Demaison – [email protected] – 06 52 11 00 03

 

   
   
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