COMMUNIQUÉ
Paris, le 26/06/2026
CARBURANTS : « 40 MILLIONS D’AUTOMOBILISTES » DÉNONCE LE SACRIFICE DE L’ÉTÉ DES FRANÇAIS AU DÉTRIMENT DES RECETTES FISCALES DE L’ÉTAT.
Alors que les cours du pétrole brut baissent, les tarifs affichés à la pompe restent figés à des niveaux insupportables. L'association « 40 millions d'automobilistes » dénonce l'inaction des pouvoirs publics, qui condamnent un tiers des ménages à renoncer à leurs congés à l'aube des grands départs estivaux.
Prix à la pompe : une baisse bloquée aux dépens des usagers
Les dernières observations constatent une stagnation intolérable des prix : le Sans-Plomb 98 frôle toujours la barre des 2,00 € le litre (1,998 €/L en moyenne), tandis que le Sans-Plomb 95 s'établit à 1,897 €/L et le gazole à 1,893 €/L. Si l’apaisement des tensions au Moyen-Orient a entraîné une chute brutale des cours du baril de Brent autour de 72 dollars, cette baisse reste totalement invisible pour le portefeuille des automobilistes.
Pour « 40 millions d'automobilistes », accepter que le prix des carburants reste bloqué à ces sommets à l'approche de l'été fait montre d'une indifférence totale face aux difficultés des Français.
« C’est une véritable provocation et un total mépris à l’égard des Français ! Voir les prix stagner à près de deux euros le litre alors que le cours du pétrole s’écroule est une honte. On prive délibérément des millions de familles du droit légitime de partir en vacances. Pendant que les automobilistes triment pour financer leur trajet, l'État continue d'engranger des recettes fiscales massives sans lever le petit doigt », déclare Pierre Chasseray, délégué général de l’association.
Le carburant à près de 2 € : premier facteur d'exclusion des vacances
Face à cette crise du pouvoir d'achat, l'approche de la haute saison des départs aggrave la pression sur le budget des ménages. Les chiffres récents sont alarmants : un tiers des Français (33 %) est contraint de sacrifier ses projets de vacances d'été pour des raisons financières directement liées au coût du transport.
Pour ceux qui parviennent à partir, le voyage se transforme en parcours de contraintes : 68 % restreignent leurs déplacements au sein de l'Hexagone et s’obligent à choisir des destinations à proximité immédiate de leur domicile pour limiter les frais de route.
Professionnels et usagers asphyxiés : le gouvernement refuse la seule réponse juste
Cette situation est tout aussi dramatique pour les professionnels du transport routier, les taxis et les infirmiers libéraux, pour qui cette charge représente un surcoût étouffant de 1 200 € par trimestre et par véhicule. Pourtant, l’État continue de rejeter une baisse générale des taxes, préférant maintenir une fiscalité écrasante.
À ces tarifs, les taxes représentent toujours plus de 60 % du prix payé à la pompe par l'usager. C'est l'illustration d'un système profondément injuste où la mobilité des Français est lourdement pénalisée.
« Les automobilistes n'attendent plus des promesses à long terme ou des mesures de façade. La seule réponse juste, efficace et immédiatement perceptible pour redonner de l'air aux familles et sauver leurs vacances, c'est une baisse massive et pérenne des taxes sur les carburants. Refuser d'activer le levier fiscal cet été, c'est abandonner des millions de vacanciers et de professionnels au bord de la route », affirme Philippe Nozière, président de l’association.
La mobilité n’est pas un luxe : « 40 millions d’automobilistes » demande une baisse fiscale immédiate
L'association rappelle que se déplacer et pouvoir partir en vacances ne constituent pas un confort ou un luxe, mais un droit à la mobilité essentiel pour l'équilibre des familles. Face à l'urgence estivale, les mesures au compte-gouttes ne suffisent plus. Pour « 40 millions d'automobilistes », la seule réponse juste et efficace reste un allègement immédiat des prix à la pompe suivant les cours du pétrole brut et une baisse d'urgence des taxes d'État.