
Communiqué de presse
Paris, le 1er juillet 2026
Projet de loi d’urgence agricole – Eau : sortir des dogmes pour garantir notre souveraineté agricole et alimentaire
Dans le cadre de l’examen du projet de loi d’urgence agricole, le groupe Les Républicains au Sénat réaffirme une conviction simple : la France doit se donner les moyens de stocker l’eau lorsqu’elle est disponible, afin de protéger son agriculture, sa souveraineté alimentaire et ses territoires.
Chaque année, près de 500 milliards de m³ d’eau de pluie tombent sur notre pays. Après évapotranspiration, la ressource renouvelable disponible s’élève à environ 211 milliards de m³. La ministre de la transition écologique l’a reconnu lors des débats : sur cette ressource, la France n’en utilise qu’environ 12,5 %, dont 18 milliards de m³ pour l’énergie, 6 milliards pour les usages domestiques et seulement 3 milliards pour l’agriculture.
A titre d’exemple, en Allemagne ce n’est pas 12,5% c’est 16 %, alors qu’ils disposent de 3 fois moins d’eau par habitant.
Dans ces conditions, l’objectif porté à l’article 5 A ne relève ni d’un accaparement de l’eau, ni d’une fuite en avant. Il vise à doubler le volume de stockage de l’eau dédiée à l’agriculture, sans augmenter mécaniquement les prélèvements, et sans pomper dans les nappes phréatiques ou dans les rivières. Il s’agit de stocker l’eau quand elle est en excès, pour pouvoir l’utiliser lorsque les cultures en ont besoin.
Sur ce point, il est urgent que le Gouvernement et la gauche cessent les contre-vérités !
Comme le rappelle Laurent DUPLOMB, sénateur de Haute-Loire et rapporteur du texte :
« Il s’agit de refuser l’absurdité qui consisterait à interdire aux agriculteurs français de stocker une part infime de l’eau disponible, tout en important des productions venues de pays qui en manquent davantage. »
La position du groupe Les Républicains au Sénat est constante : l’eau est un enjeu de souveraineté. Sans eau, pas d’agriculture. Sans agriculture, pas de souveraineté alimentaire. La France doit cesser de culpabiliser ceux qui la nourrissent et leur donner enfin les moyens de produire.
Contact presse : Juliette LAFONT (06 85 97 19 44)