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TRIBUNE/ POURQUOI LA RÉSILIENCE DES CHANTIERS PASSE PAR LA RÉVOLUTION DU COÛT GLOBAL D'EXPLOITATION ?
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Date : 07/07/2026 15:25
Thème(s) :  Aménagement du territoire  ;  BTP - Architecture  ;  Innovation industrielle  ; 
 
 
 
 
Document(s) attaché(s) :
BL-ChantiersFrancais-CAMSOCONSTRUCTION-20260707-VF.docx
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Société communicante :
CAMSO CONSTRUCTIONS
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Communiqué :

BTP : Pourquoi la résilience des chantiers passe par la révolution du coût global d’exploitation ?

David De Waele, Product Management Director, CAMSO Construction

Alors que le secteur du BTP traverse une période de fortes tensions économiques, la gestion des flottes de machines ne peut plus être considérée comme une simple variable d’ajustement comptable. Compression des marges, inflation des coûts, exigences accrues de productivité et pression sur les délais : les directeurs de chantier et les acheteurs opèrent aujourd’hui une mutation silencieuse mais profonde. L’époque où l’on évaluait la performance d’un équipement à travers son seul prix d’achat ou sa fiche technique est révolue. Désormais, la véritable valeur d’un pneumatique ou d’une chenille se mesure à sa capacité à maintenir les machines en activité et à sécuriser la rentabilité des opérations. C’est l’entrée dans l’ère du coût global d’exploitation et de la résilience opérationnelle.

Le double choc économique impose un changement de paradigme

Les chiffres de 2025 et 2026 illustrent la pression qui s’exerce sur l’ensemble de la filière. Selon la FFB, l’activité globale du bâtiment a reculé de 4 % en volume en 2025, après une baisse de 6 % en 2024. Si un léger rebond est attendu en 2026, les trésoreries restent fragilisées. Dans les travaux publics, le constat est encore plus sévère : le volume de chantiers réalisés au premier quadrimestre 2026 a chuté de 7,9 % en euros constants, tandis que les prises de commandes reculaient de 17,9 %.

Parallèlement, les entreprises doivent absorber une hausse continue de leurs coûts de production, alimentée par les tensions sur l’énergie et les matériaux. Prises en étau entre baisse des volumes et hausse des coûts, elles n’ont plus droit à l’erreur. Chaque investissement doit être optimisé et les coûts cachés deviennent un enjeu stratégique.

Dans ce contexte, la tentation du « moins-disant » à l’achat peut sembler séduisante. Pourtant, sur un chantier, la rentabilité dépend avant tout de la continuité d’activité. Une immobilisation non planifiée d’une chargeuse ou d’une mini-pelle pendant seulement 48 heures peut générer un coût réel compris entre 2 250 et 4 000 euros, en additionnant la réparation, la main-d’œuvre inactive, les pénalités de retard et la location éventuelle d’un engin de remplacement. Pour des engins de terrassement plus lourds, ces coûts peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros par jour.

Autrement dit, focaliser sa politique d’achat sur le seul coût d’acquisition initial revient souvent à prendre un risque financier disproportionné.

Le TCO devient la boussole des gestionnaires de flotte

Face à cette réalité, les exploitants adoptent progressivement une approche fondée sur le coût total de possession (TCO). Cette méthode intègre l’ensemble des flux financiers sur le cycle de vie de l’équipement : prix d’achat, consommation d’énergie, maintenance, durabilité réelle, polyvalence d’usage et valeur résiduelle à la revente.

Ce changement de perspective modifie profondément la notion de performance. Les entreprises ne cherchent plus nécessairement le produit offrant la performance maximale théorique, mais celui capable de délivrer une performance constante, prévisible et adaptée aux usages réels du chantier. En effet, la prévisibilité devient un critère majeur. Grâce aux outils de suivi, à l’IoT et aux capacités d’analyse intégrées aux engins modernes, il devient possible d’anticiper les remplacements et de planifier les interventions hors des périodes de production, réduisant ainsi le coût des arrêts subis.

La polyvalence des équipements prend également une importance croissante. Les machines doivent évoluer sur des sols variés (terre meuble, roche, enrobé urbain) sans usure prématurée ni dégradation des surfaces. Des composants capables de couvrir plusieurs usages augmentent le taux d’utilisation des engins et limitent le besoin de multiplier les équipements spécialisés.

Cette évolution explique l’intérêt croissant pour des solutions hybrides, situées entre les approches traditionnellement opposées. L’objectif n’est pas de promettre davantage de performance dans toutes les situations, mais de sécuriser un résultat opérationnel cohérent : disponibilité des machines, maîtrise des coûts et prolongation de la durée de vie des matériels.

La transformation actuelle du BTP redéfinit la relation entre les exploitants et les fabricants de composants. Le modèle traditionnel de transaction ponctuelle cède progressivement la place à une logique de partenariat centrée sur la création de valeur dans la durée. Dans un marché français mature et particulièrement exigeant, la performance de demain ne sera plus seulement technologique. Elle sera opérationnelle, économique et partenariale. Les acteurs qui s’imposeront seront ceux capables de garantir un résultat durable : plus de disponibilité des machines, une productivité préservée et une meilleure rentabilité des chantiers. La résilience des entreprises de construction se jouera désormais moins sur le prix d’achat d’un composant que sur sa contribution à la maîtrise globale du coût d’exploitation.

Contact presse
TEAM LEWIS France
Manon Le Cloarec / Louise Caetano 
06.10.55.23.80

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