
6 idées reçues sur le PRA qui coûtent cher aux entreprises
Paris, le 16 juillet 2026 – Longtemps considéré comme une simple mesure de sécurité, le plan de reprise d'activité (PRA) est devenu un levier de résilience pour les entreprises. Dans un contexte où les interruptions d’activité peuvent résulter aussi bien d'une cyberattaque que d'une panne technique, d'une erreur humaine ou d'un incident chez un prestataire, disposer d'un PRA opérationnel est une nécessité. Pourtant, de nombreuses PME reportent sa mise en œuvre souvent en raison d'idées reçues qui minimisent son intérêt ou surestiment sa complexité. Cette prudence est pourtant coûteuse. Selon Uptime Institute, plus de 50% des entreprises estiment que leur dernier incident majeur leur a coûté plus de 100 000 dollars, preuve que le coût de l'inaction dépasse souvent celui de la prévention.
KDDI France revient sur les 6 idées reçues qui empêchent encore les entreprises de se doter d'un PRA efficace.
1. « Une sauvegarde suffit. »
La sauvegarde constitue une brique essentielle de la protection des données, mais elle ne remplace pas un plan de reprise d'activité. Si elle permet de restaurer les données, elle ne garantit ni un redémarrage rapide des applications, ni la remise en services des serveurs, des machines virtuelles ou des services métiers. Un PRA va beaucoup plus loin, il définit précisément les procédures de redémarrage de l'ensemble du système d'information en fonctionnement, l’ordre de reprise des services critiques ainsi que les délais à respecter. Sans cette préparation, une entreprise peut récupérer toutes ses données… tout en restant incapable de reprendre son activité pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours.
2. « Le PRA est réservé aux grandes entreprises. »
Les PME sont aujourd'hui aussi exposées aux risques d'interruption que les grandes entreprises. Elles disposent en revanche de ressources financières, humaines et techniques souvent plus limitées pour en absorber les conséquences. Quelques heures d'indisponibilité peuvent suffire à interrompre la production, bloquer les ventes, retarder les livraisons ou dégrader durablement la relation client. À mesure que les PME accélèrent leur transformation numérique, leur dépendance aux systèmes IT augmente, faisant du PRA un enjeu de continuité d'activité et de résilience, quelle que soit la taille de l'entreprise.
3. « Mettre en place un PRA coûte trop cher. »
Cette perception repose souvent sur une vision dépassée du PRA, historiquement associé à des infrastructures de secours complexes et coûteuses. Les solutions Cloud ont profondément changé cette approche. Elles permettent désormais de répliquer les environnements critiques, d'automatiser les mécanismes de bascule et d'adapter les ressources aux besoins réels de l'entreprise. Les investissements deviennent progressifs, flexibles et proportionnés aux enjeux métiers. A l’inverse le coût d'une interruption prolongée reste, lui, potentiellement bien supérieur au coût de la prévention.
4. « Une fois le PRA en place, il n'y a plus rien à faire. »
Un PRA n'est jamais figé. Les infrastructures évoluent, de nouvelles applications sont déployées, les volumes de données augmentent et les priorités métiers changent en permanence. Sans mises à jour régulières, le PRA risque rapidement de ne plus refléter la réalité du système d’information et perdre en efficacité. Des tests réguliers sont indispensables pour valider les procédures, mesurer les temps de reprise, identifier les éventuels points de blocage et s’assurer que les objectifs de reprise pourront être respectés en situation réelle. Un PRA n'est réellement efficace que s'il est régulièrement testé, mis à jour et maintenu en conditions opérationnelles.
5. « Seule la DSI est concernée. »
La réussite d'un PRA ne relève pas uniquement du cadre technique mais dépend avant tout de l’organisation d’une entreprise dans son ensemble. Les directions métiers doivent identifier les activités prioritaires, les collaborateurs doivent connaître les procédures à suivre en cas d'incident et les partenaires externes peuvent également jouer un rôle clé dans le redémarrage des services. La continuité d'activité repose autant sur la coordination des équipes que sur les technologies utilisées. Un PRA performant s'inscrit donc dans une gouvernance partagée impliquant l'ensemble de l'organisation.
6. « Les cyberattaques sont le seul risque. »
Les ransomwares et autres cyberattaques occupent souvent le devant de la scène bien qu’ils ne représentent qu'une partie des événements susceptibles d'interrompre l'activité d’une entreprise. Une panne matérielle, une erreur humaine, une coupure électrique, une défaillance réseau, une indisponibilité chez un fournisseur Cloud ou encore un incident dans un datacenters peuvent avoir des conséquences tout aussi importantes. Un PRA doit donc être conçu pour répondre à une grande diversité de scénarios, afin de faire face aux imprévus et garantir la reprise de l’activité, quelle que soit l'origine de l'incident.
A l’heure où chaque minute d'indisponibilité peut avoir un impact sur l'activité. La question n'est plus de savoir combien coûte un PRA, mais combien coûte de ne pas en disposer. Pour les PME comme pour les grandes entreprises, le véritable risque est moins d'investir dans un PRA que de devoir faire face à une interruption sans y avoir été préparé.
À propos de KDDI
KDDI France, filiale de KDDI Group, géant japonais des télécommunications, figurant parmi les 500 plus grandes entreprises au monde, accompagne les entreprises françaises dans leur transformation numérique depuis près de 15 ans. Spécialiste des solutions technologiques informatiques avancées, sécurisées et personnalisables, KDDI France offre à ses 500 clients, des infrastructures Cloud sur mesure, alignées sur des normes et standards rigoureux. Toutes les données qui lui sont confiées sont hébergées dans l’un de ses 4 datacenters, implantés en France et opérés par Telehouse. Inspirée par ses racines japonaises, KDDI France intègre l'excellence technologique et l'attention méticuleuse à ses clients dans chaque solution qu’elle propose, pour délivrer une qualité de service irréprochable. Plus de 500 clients font confiance à KKDI France, parmi lesquels Autosur, Difenso, EasyVista, Imagerie Médicale de la Plaine de France, Restalliance, Tenor Data Solutions, Holy-dis…
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