
Changement climatique : la filière des fruits et légumes prêts propose des solutions pour préparer l'avenir
Paris, le 23 juillet 2026
Les épisodes de canicule qui frappent actuellement la France rappellent avec force que le changement climatique est déjà une réalité quotidienne pour les producteurs et les industriels de fruits et légumes. Stress hydrique, baisse des rendements, pression accrue des bioagresseurs, adaptation des calendriers de culture : l'ensemble de la filière est confronté à des défis qui menacent sa capacité à produire durablement sur le territoire national, et plus largement notre souveraineté alimentaire.
Pour autant, la filière des fruits et légumes prêts refuse une approche fataliste. Depuis plusieurs années, elle investit dans la recherche, l'expérimentation et l'innovation afin de développer des solutions concrètes et renforcer la résilience des systèmes de production. Plus des deux tiers des moyens collectifs mobilisés par les sections de l'interprofession sont aujourd'hui consacrés aux programmes de recherche et d'innovation.
Une filière déjà engagée dans l’adaptation
Les programmes engagés au sein de la filière démontrent déjà leur efficacité.
Développement de solutions de biocontrôle, sélection variétale, optimisation de la gestion de l'eau, réduction des intrants, préservation de la biodiversité amélioration des pratiques culturales ou encore développement de nouveaux outils d’aide à la décision : les producteurs et les transformateurs construisent dès aujourd’hui les solutions de demain.
La filière est convaincue que l'adaptation au changement climatique ne pourra réussir qu'en s'appuyant sur une recherche appliquée forte, des partenariats durables entre les acteurs économiques, les instituts techniques et la recherche publique, ainsi que sur le déploiement rapide des innovations vers le terrain.
L’eau : une priorité pour les filières et les territoires
La gestion durable de l'eau est aujourd'hui au cœur des préoccupations des acteurs de la filière.
Les professionnels sont pleinement engagés dans l'optimisation de leurs usages et dans le développement de pratiques permettant de préserver la ressource. Mais l'adaptation suppose également de sécuriser l'accès à l'eau lorsque celle-ci est nécessaire à la production.
Face à la multiplication des épisodes de sécheresse, il est indispensable de dépasser les oppositions simplistes et de construire, territoire par territoire, des solutions équilibrées conciliant préservation de la ressource, production agricole et souveraineté alimentaire.
Une transition qui nécessite des investissements et une vision de long terme
L'adaptation climatique concerne l'ensemble de la chaîne de valeur.
Les exploitations agricoles doivent investir dans de nouveaux équipements, de nouvelles pratiques et de nouveaux itinéraires techniques. Les industriels doivent moderniser leurs outils de transformation, améliorer leur efficacité énergétique et accélérer leur décarbonation.
Ces investissements sont considérables. Ils conditionnent la capacité de la France à maintenir une production de fruits et légumes compétitive, créatrice de valeur et d'emplois dans les territoires. Mais ils ne pourront être réalisés durablement sans visibilité économique, sans soutien à l'innovation et sans conditions de concurrence équitables avec nos voisins européens et internationaux.
Des attentes fortes pour préparer l'avenir
Face à l'accélération des aléas climatiques, ANIFELT appelle à renforcer les moyens consacrés à l'adaptation des filières agricoles et agroalimentaires.
La filière demande notamment :
- de pérenniser et renforcer les financements dédiés à la recherche, à l'expérimentation et à l'innovation ;
- d'accompagner les investissements nécessaires à l'adaptation des exploitations agricoles et des outils industriels ;
- de sécuriser les conditions d'accès à l'eau pour les productions agricoles ;
- de soutenir les programmes collectifs permettant de développer et diffuser rapidement des solutions de terrain ;
- de donner aux entreprises et aux producteurs un cadre juridique stable et une visibilité de long terme indispensable pour investir et transformer durablement leurs pratiques.
Construire ensemble la résilience de demain - L’été 2026 confirme l’ampleur du défi
L'adaptation au changement climatique est plus que jamais un enjeu stratégique pour la souveraineté alimentaire française. Les professionnels sont prêts à prendre leur part. Ils le démontrent chaque jour à travers leurs investissements, leurs programmes de recherche et les transformations déjà engagées sur le terrain.
Malgré les efforts engagés depuis plusieurs années, les filières des fruits et légumes prêts subissent de plein fouet les épisodes de canicule et de sécheresse qui marquent l'été 2026. Plusieurs filières des fruits et légumes prêts ont déjà alerté sur les conséquences observées sur le terrain : tensions sur la ressource en eau, ralentissement du développement des cultures, pertes de rendement ou dégradation de la qualité des récoltes. ANIFELT dressera un premier bilan des impacts de ces épisodes sur les différentes filières à la rentrée.
Parce que la transition climatique ne pourra pas être portée par les seules filières agricoles. Elle doit devenir un projet collectif au service d'une ambition commune : maintenir en France une production de fruits et légumes performante, innovante, résiliente et accessible aux consommateurs.
Pour en savoir plus : Livre blanc des fruits et légumes prêts : Produire, Transformer, Nourrir, un engagement collectif
https://anifelt.fr/wp-content/uploads/2026/07/Produire-Transformer-Nourrir-Un-engagement-collectif-Livre-blanc-juin-2026-1.pdf
À propos de l’ANIFELT
Depuis 50 ans, l’ANIFELT rassemble les acteurs agricoles et industriels des fruits et légumes transformés (conserves, surgelés, déshydratés, compotes, confitures, confits, séchés…). Elle œuvre pour la compétitivité, la durabilité et la reconnaissance de la filière, en portant une voix collective auprès des décideurs publics, des partenaires institutionnels et des acteurs économiques.
Elle regroupe 19 organisations, organisées en 2 collèges, et représentatives des activités de la production agricole (AGPM Maïs doux, ANCG, ANPP, AOP pêches abricots, AOPN CEBI, AOPN Cénaldi, AOPN CEP pruneau, AOP VEGAFRUITS, CETOMI, FELCOOP, FNSACC, SPBRL) et de la transformation (AFC, AFTP, Confiseurs de France- fruits confits, FFS, FIAC, SVFPE, UTBR).
Ces organisations composent également les sept sections interprofessionnelles spécialisées (ADIB – betteraves rouges, AFIDEM – fruits à destinations multiples, ANIBI – bigarreaux d’industrie, ANICC – champignons de couche, BIP - pruneaux, SONITO – tomates d’industrie, UNILET – légumes en conserve et surgelés).
En quelques chiffres