COMMUNIQUÉ
Paris, le 25/08/2026
CRISE CARBURANTS : « À PLUS DE 2€ LE LITRE, LES AIDES NE SUFFISENT PLUS À ABSORBER LA HAUSSE », ALERTE « 40 MILLIONS D’AUTOMOBILISTES ».
Alors que les prix des carburants avaient retrouvé un peu d’oxygène au début de l’été, la hausse est de retour à la pompe. Le gazole atteint désormais 2,247 €/L en moyenne en France et le SP95-E10 2,024 €/L, tandis que 18,5 % des stations-service du pays affichent désormais ces carburants à plus de 2 €/L. Pour « 40 millions d’automobilistes », cette nouvelle flambée rappelle surtout une réalité : les dispositifs d’aide mis en place par le Gouvernement ne permettent pas de répondre durablement à l’explosion des dépenses de carburant.
Plus de 2€ le litre : la mauvaise surprise de la fin de l’été
Après être redescendus autour de 1,87 €/L au début du mois de juillet, les prix du gazole et du SP95-E10 repartent à la hausse. Selon les dernières données disponibles, 1 842 stations-service, soit près d’une station sur cinq du réseau national, proposent désormais ces carburants à plus de 2 €/L.
Pour les automobilistes, cette remontée est d’autant plus difficile à accepter qu’elle intervient après quelques semaines d’accalmie, qui avaient laissé espérer une stabilisation durable des prix.
« Les automobilistes commençaient tout juste à respirer. En quelques semaines, le prix du carburant repart à la hausse et franchit à nouveau la barre symbolique des 2 euros dans près d’une station sur cinq. Pour ceux qui utilisent leur voiture tous les jours, cette hausse n’est pas une mauvaise surprise : c’est une nouvelle dépense qui vient directement ponctionner leur budget. », déclare Pierre CHASSERAY, Délégué Général de l’association « 40 millions d’automobilistes ».
Des aides qui ne compensent pas la réalité des dépenses
Face à cette nouvelle hausse, le Gouvernement envisage de reconduire les dispositifs destinés aux travailleurs grands rouleurs et aux secteurs particulièrement exposés à l’augmentation du prix des carburants.
Mais sur le terrain, les professionnels concernés alertent déjà sur l’insuffisance de ces mesures. Invité de l’émission « ICI matin » sur ICI Picardie ce mardi 25 août, Pascal Besencourt, chef d’entreprise dans le transport sanitaire, a livré un témoignage particulièrement révélateur : pour une flotte de six véhicules, l’aide représente 420 euros, alors que la seule hausse hebdomadaire de la facture de carburant atteint environ 500 euros.
Pour « 40 millions d’automobilistes », cet exemple illustre le décalage entre les aides proposées et la réalité des dépenses supportées quotidiennement par ceux qui n’ont d’autre choix que de prendre leur véhicule.
« Quand une entreprise peut perdre 500 euros supplémentaires par semaine à cause de la hausse du carburant et que l’aide qui lui est accordée représente à peine l’équivalent d’une semaine de surcoût, on voit bien que le problème dépasse largement celui d’un simple coup de pouce. Une aide ponctuelle peut soulager, mais elle ne peut pas devenir la réponse permanente à une situation qui s’installe. », réagit Philippe NOZIÈRE, Président de l’association « 40 millions d’automobilistes ».
Une nouvelle hausse qui doit pousser à agir durablement
Pour « 40 millions d’automobilistes », la reconduction éventuelle des aides aux grands rouleurs constitue un soutien bienvenu, mais elle ne saurait constituer une réponse durable à la hausse des prix des carburants.
« Les automobilistes n’attendent pas un nouveau chèque à chaque fois que le prix du litre augmente. Ils veulent pouvoir continuer à se déplacer sans avoir à calculer chaque kilomètre parcouru. Aujourd’hui, le franchissement des 2 euros dans près de 20 % des stations doit être un signal d’alerte. Si les prix continuent d’augmenter, ce sont encore une fois les ménages et les professionnels qui devront absorber la facture. Les aides peuvent amortir le choc, mais elles ne peuvent pas remplacer une véritable politique de protection du pouvoir d’achat et de la mobilité des Français. », conclut Pierre CHASSERAY.