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ZFE : « 40 MILLIONS D'AUTOMOBILISTES » DÉNONCE UNE PRÉSENTATION TROMPEUSE DES CHIFFRES ET RAPPELLE QUE LE RENOUVELLEMENT NATUREL DU PARC EXPLIQUE L'ESSENTIEL DE LA BAISSE DES
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Date : 28/08/2026 16:39
Thème(s) :  Actualités nationales  ; 
 
 
 
 
Document(s) attaché(s) :
20260828resultatsZFE.pdf
 
Société communicante :
Asso 40 millions d'automobilistes

Tél. 07 78 21 24 47
[email protected]
www.40millionsdautomobilistes.com
 
Contact presse :
Pierre  CHASSERAY
Délégué Général
Tél. : 07 78 21 24 47
     
Communiqué :

 

COMMUNIQUÉ

Paris, le 28/08/2026

 

 

 

 

 

 

ZFE : « 40 MILLIONS D’AUTOMOBILISTES » DÉNONCE UNE PRÉSENTATION TROMPEUSE DES CHIFFRES ET RAPPELLE QUE LE RENOUVELLEMENT NATUREL DU PARC EXPLIQUE L’ESSENTIEL DE LA BAISSE DES ÉMISSIONS.

 

Alors que le journal Libération affirme, à la suite d’une étude de l’Insee, que les Zones à Faibles Émissions (ZFE) « contribuent bien à la baisse de la pollution de l’air », l’association « 40 millions d'automobilistes » appelle à regarder les chiffres dans leur intégralité.

 

Car si l’étude de l’Insee montre effectivement que les ZFE peuvent accélérer le verdissement du parc automobile, elle établit surtout un constat que Libération semble curieusement reléguer au second plan : « la majorité du recul observé provient du renouvellement tendanciel du parc automobile ». Autrement dit, les voitures françaises sont devenues moins polluantes au fil des années, ZFE ou pas. 

 

Des voitures qui ont changé en dix ans

 

Pour illustrer l’efficacité des ZFE, Libération met notamment en avant un chiffre : en 2024, les émissions d’oxyde d’azote (NOx) des voitures seraient inférieures de 48,3% à leur niveau de 2014 des ZFE régionales, contre 39,5% hors ZFE.

 

Mais comparer les émissions de 2024 à celles de 2014 sans mettre en évidence que le parc automobile lui-même a profondément évolué pendant cette période revient à attribuer aux ZFE une baisse qui ne leur est pas intégralement imputable.

 

En dix ans, les véhicules ont bénéficié de nouvelles normes européennes, de progrès technologiques importants et d’un renouvellement progressif du parc. Les véhicules les plus anciens et les plus polluants commencent à disparaître naturellement au profit de véhicules plus récents, qu’ils soient thermiques, hybrides ou électriques. Et ce phénomène ne s’arrête évidemment pas aux frontières des ZFE : il concerne l’ensemble du territoire français. 

 

« Présenter une baisse des émissions entre 2014 et 2024 comme une preuve de l’efficacité des ZFE est intellectuellement malhonnête si l’on oublie de préciser qu’entre ces deux dates, les voitures ont considérablement évolué. Une voiture de 2024 n’est évidemment pas une voiture de 2014. La question est de savoir quelle part de baisse est réellement imputable aux ZFE. », déclare Philippe NOZIÈRE, Président de l’association « 40 millions d’automobilistes ».

 

L’étude de l’Insee beaucoup plus nuancée

 

L’étude de l’Insee est d’ailleurs beaucoup plus nuancée que le titre de Libération ne le laisse entendre.

 

En cinq ans, la part des véhicules les moins polluants a certes davantage progressé dans les villes concernées par une ZFE. Mais l’écart reste limité : la progression des voitures Crit’Air 0 et 1 atteint +88,4 % dans les villes avec ZFE, contre +82,6 % dans les villes sans ZFE.

 

De plus, dans la Métropole du Grand Paris, Airpatif estime qu'entre 2017 et 2023, les émissions NOx liées au trafic routier ont diminué de 42 %. Mais sans ZFE, la baisse aurait tout de même atteint 36%. L’effet « propre » de la ZFE est donc estimé à 6 points. 

 

« Le succès du bioéthanol montre que les automobilistes savent s'adapter lorsqu'on leur propose une alternative crédible. Pouvoir continuer à utiliser son véhicule tout en divisant par deux, voire davantage, son budget carburant constitue une réponse concrète aux difficultés que rencontrent aujourd'hui des millions de Français. C'est une solution pragmatique qui mérite d'être mieux connue et davantage encouragée », réagit Philippe NOZIÈRE, Président de l’association « 40 millions d’automobilistes ».

 

Une efficacité à mettre en regard du coût social

 

Pour « 40 millions d'automobilistes », la question ne peut donc pas se résumer à savoir si les ZFE produisent un effet, même marginal. Elle doit être posée différemment : le bénéfice supplémentaire obtenu grâce aux restrictions de circulation justifie-t-il les contraintes imposées aux automobilistes ?

 

Car derrière les Crit’Air se trouvent des millions de véhicules dont les propriétaires n’ont pas nécessairement les moyens de remplacer leur voiture. Pour eux, le problème n’est pas de savoir si une voiture neuve pollue moins : c’est de savoir comment financer son remplacement.

 

« Une politique publique ne peut pas être jugée uniquement à partir d’un pourcentage. Si 36 % de baisse des émissions auraient été obtenus sans ZFE et que la ZFE n’ajoute que quelques points supplémentaires, il faut avoir le courage de mettre ce bénéfice en regard du coût social, économique et territorial de la mesure. Ce débat mérite mieux qu’un titre triomphaliste », conclut Pierre CHASSERAY, Délégué Général de l’association « 40 millions d’automobilistes ».

 

Pour « 40 millions d’automobilistes », la priorité doit être donnée au renouvellement naturel et progressif du parc, à l’accompagnement des automobilistes et au développement de solutions accessibles, plutôt qu’à des interdictions qui frappent en premier lieu ceux qui n’ont pas les moyens de changer de véhicule.

 

 

 

 

 

 

 

   
   
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