COMMUNIQUE DE PRESSE
PRÈS DE LA MOITIÉ DES ENTREPRISES FRANÇAISES REVOIENT A LA BAISSE LEURS PROJETS DE CROISSANCE INTERNATIONALE EN RAISON DE DÉFAILLANCES DE L’INFRASTRUCTURE DE PAIEMENT TRANSFRONTALIÈRE
Le nouveau rapport Airwallex “Global Growth Tariff” révèle que 49 % des entreprises françaises voient leurs projets de croissance pour 2026 limités par les difficultés liées aux paiements transfrontaliers.
● 36 % des entreprises françaises ont déjà renoncé à pénétrer un nouveau marché, conclure un partenariat ou signer un contrat majeur en raison de la complexité ou des coûts liés aux paiements internationaux.
● Ces difficultés représentent un coût estimé à 8,75 milliards d'euros en fonds de roulement immobilisés chaque année, soit environ 0,3 % du PIB total de la France.
● Si ces difficultés étaient éliminées, 32 % des entreprises françaises utiliseraient les capitaux ainsi libérés pour entrer sur de nouveaux marchés internationaux
PARIS, LE 16 SEPTEMBRE 2026 : Près de la moitié (49 %) des entreprises françaises déclarent que les difficultés liées aux paiements transfrontaliers limitent leurs projets de croissance pour 2026, alors que plus d’une sur trois (36 %) indique avoir déjà renoncé à entrer sur un marché, conclure un partenariat ou un contrat majeur en raison de la complexité ou du coût des paiements internationaux.
Selon le dernier rapport du Centre for Economic and Business Research (Cebr), intitulé « Global Growth Tariff » (Taxe sur la Croissance Mondiale), les dysfonctionnements de l'infrastructure des paiements transfrontaliers entre entreprises (B2B) engendrent des coûts cachés qui freinent la croissance des entreprises. Ce rapport a été produit pour le compte d’Airwallex, une plateforme financière mondiale de premier plan, basée sur l'intelligence artificielle et destinée aux entreprises modernes. Il est fondé sur une enquête menée auprès de plus de 2 800 entreprises en Allemagne, en France, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.
Ces difficultés représentent un coût estimé à 8,75 milliards d’euros en fonds de roulement immobilisés chaque année, soit l’équivalent d’environ 0,3 % du PIB total de la France. Ces capitaux potentiels pourraient financer la croissance d’entreprises qui sont actuellement contraintes de revoir leurs ambitions à la baisse.
Les entreprises françaises paient plus cher pour commercer à l’international
Les entreprises françaises sont particulièrement pénalisées par le surcoût des paiements transfrontaliers. 85 % déclarent que leurs paiements internationaux leur coûtent plus cher que les paiements domestiques, tandis que plus de la moitié (54 %) estiment que ce surcoût est d’au moins 11 %.
Cette pression s’ajoute à d’autres coûts moins visibles. 48 % des entreprises françaises estiment que les inefficacités liées aux paiements transfrontaliers leur coûtent au moins 50 000 € par an. Pour les grandes entreprises, l’exposition est encore plus importante : 36 % des grandes entreprises françaises estiment que ces inefficacités leur coûtent au moins 100 000 € par an.
Les coûts ne sont pas uniquement financiers. Les entreprises françaises consacrent également beaucoup de temps à résoudre les problèmes de paiement : 95 % déclarent que leurs équipes passent du temps chaque semaine à résoudre des problèmes liés aux paiements transfrontaliers, dont 38 % qui y consacrent au moins six heures par semaine.
Les paiements échouent et ralentissent les échanges commerciaux
Les échecs de paiement constituent un problème courant pour les entreprises françaises. La majorité d'entre elles (88 %) déclare subir au moins un échec de traitement automatisé de bout en bout (straight-through processing - STP) sur un paiement transfrontalier au cours d'une semaine type, tandis que 45 % en rencontrent six ou plus
Lorsque les paiements échouent, ils nécessitent souvent une intervention manuelle. En France, les principales causes de correction de paiement sont les suivantes : coordonnées IBAN ou formats de compte incorrects (34 %), informations incorrectes ou incomplètes sur le bénéficiaire (29 %), ainsi que les frais imprévus ou les litiges liés aux paiements incomplets (25 %).
Ces problèmes engendrent également un coût en temps, car plus d'un quart (28 %) des entreprises françaises déclarent qu'il faut au moins trois jours ouvrés pour corriger ces anomalies de paiement..
Les délais ne se limitent pas à la correction des paiements : 61 % des entreprises françaises déclarent qu’un paiement transfrontalier type nécessite au moins deux jours ouvrés pour être crédité, tandis que 58 % indiquent que les paiements arrivent parfois plus tard que prévu.
Liam Daly, du ‘Centre for Economics and Business Research” (Cebr), a déclaré : « Notre analyse montre que les inefficacités des paiements B2B transfrontaliers ont des conséquences qui vont bien au-delà des coûts de transaction. Pour les entreprises françaises, elles se traduisent par des capitaux immobilisés, du temps consacré aux processus manuels, des retards et, dans certains cas, par l’abandon d’opportunités commerciales. Réduire ces difficultés permettrait non seulement de rendre les paiements internationaux plus efficaces, mais également de libérer des capitaux qui pourraient être réorientés vers des activités productives et la croissance. »
Les entreprises françaises repensent leurs options de paiements transfrontaliers
L'ampleur de l'opportunité apparaît évidente lorsque l'on demande aux entreprises ce qu'elles feraient si les frictions liées aux paiements transfrontaliers étaient éliminées.
32 % des entreprises françaises déclarent qu’elles utiliseraient les capitaux ainsi libérés pour entrer sur de nouveaux marchés internationaux, ce qui constitue leur priorité numéro un. Viennent ensuite l’investissement dans les produits et les technologies (31 %) et l’amélioration des conditions fournisseurs (27 %).
Face à ces difficultés persistantes, les entreprises françaises commencent également à repenser leur manière de gérer les paiements internationaux. Près de la moitié (46 %) prévoit soit de transférer une partie de leurs volumes de paiement hors des banques, soit de procéder à une revue de leurs prestataires ou de lancer un appel d’offres.
Alexandre Huin, Head of Sales, SME & Growth pour Airwallex France, explique : « Les entreprises françaises ont prouvé qu'elles préféraient renoncer à de belles opportunités plutôt que de subir des frictions de paiement : c'est un signal fort, pas une simple statistique. Les entreprises qui réussiront la prochaine phase de leur croissance internationale seront celles qui traiteront l'infrastructure de paiement comme un levier de croissance, et non comme un coût de back-office. »
FIN
Notes aux journalistes:
Méthodologie : enquête menée auprès de plus de 2 800 cadres responsables des paiements au Royaume-Uni (1 033), en Allemagne (520), en France (1 037) et aux Pays-Bas (255), réalisée par les économistes seniors du Centre for Economics and Business Research (Cebr) entre avril et mai 2026.
Le calcul du Global Growth Tariff analyse les paiements interentreprises transfrontaliers (B2B) et combine trois principales sources de coûts liés au capital : les frictions systémiques (coûts liés aux échecs et aux corrections de paiement), les coûts liés au change et aux commissions (écarts de change et frais de correspondance bancaire), et les délais de liquidité (capital immobilisé pendant le règlement).
Le Cebr a estimé ces coûts à partir de données secondaires portant sur les volumes de paiements B2B transfrontaliers, les taux d’échec des paiements, les marges de change moyennes sur les principaux corridors de devises et les délais de règlement. Ces trois composantes ont été agrégées afin d’obtenir le montant total du Global Growth Tariff*. Les chiffres représentent le stock de capitaux affectés, ou le coût annuel supporté par les entreprises. La méthodologie complète est disponible sur demande.*
À propos d’Airwallex
Airwallex est un système d’exploitation financier basé sur l’IA, conçu pour les entreprises modernes. Nous construisons l’avenir des services bancaires dans le monde au service d’une économie intelligente en temps réel.
Nous accompagnons plus de 676 000 entreprises dans le monde, directement ou par l’intermédiaire de nos clients utilisant notre plateforme. Des startups aux entreprises cotées, nos clients utilisent Airwallex pour gérer leurs opérations financières ou pour créer et monétiser leurs propres produits financiers.
Fondée à Melbourne en 2015, Airwallex détient plus de 85 licences en Amérique du Nord, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique, constituant l’une des infrastructures financières les plus complètes au monde. Cette infrastructure réglementée permet à Airwallex de proposer ses produits à l’échelle mondiale, notamment l’acceptation des paiements, la facturation, les comptes internationaux, les cartes d’entreprise et la gestion des dépenses.
L’entreprise a son siège partagé entre San Francisco et Singapour et compte plus de 2 300 collaborateurs répartis dans 27 bureaux. Pour en savoir plus : www.airwallex.com.
Contact : Pour toute demande presse, veuillez contacter
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À propos du Centre for Economics and Business Research
Cebr est un cabinet indépendant de conseil en économie qui possède plus de 30 ans d’expérience. Nous mettons l’économie au service des entreprises afin de les aider à prendre des décisions stratégiques, à influencer les politiques publiques et à contribuer aux débats qui comptent pour les principales parties prenantes. Cebr dispose d’une solide expérience dans l’analyse des tendances économiques et d’une expertise reconnue dans le domaine des paiements.