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CARBURANTS : « RÈGLE D'OR ZÉRO PROFIT ? », « 40 MILLIONS D'AUTOMOBILISTES » DÉNONCE UNE RÉPONSE QUI ÉVITE TOUJOURS LE VRAI PROBLÈME : LES TAXES
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Date : 22/09/2026 10:51
Thème(s) :  Actualités nationales  ; 
 
 
 
 
Document(s) attaché(s) :
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Société communicante :
Asso 40 millions d'automobilistes

Tél. 07 78 21 24 47
[email protected]
www.40millionsdautomobilistes.com
 
Contact presse :
Pierre  CHASSERAY
Délégué Général
Tél. : 07 78 21 24 47
     
Communiqué :

 

COMMUNIQUÉ

Paris, le 22/09/2026

 

 

 

 

 

 

 

CARBURANTS : « RÈGLE D’OR ZÉRO PROFIT ? », « 40 MILLIONS D’AUTOMOBILISTES » DÉNONCE UNE RÉPONSE QUI ÉVITE TOUJOURS LE VRAI PROBLÈME : LES TAXES

 

Alors que le prix des carburants continue de flamber et que le Gouvernement multiplie les dispositifs d’urgence, l’exécutif souhaite désormais inscrire dans le budget 2027 une « règle d’or » garantissant que l’État ne tirerait aucun bénéfice d’une nouvelle hausse des prix à la pompe. Concrètement, en cas d’augmentation du prix des carburants, le surplus de TVA perçu serait intégralement reversé aux Français, notamment sous forme d’aides.

 

Pour « 40 millions d’automobilistes », cette annonce ne répond toujours pas au problème de fond. L’État ne doit pas chercher à récupérer d’une main ce qu’il rend de l’autre : il doit d’abord accepter de moins prélever sur les automobilistes. Une « règle d’or zéro profit » ne saurait remplacer une véritable baisse de la fiscalité sur les carburants.

 

« Zéro profit » : peut-on vraiment parler de zéro ?l

 

Le Gouvernement affirme que, depuis le début de la crise en mars, l’État n’aurait pas gagné d’argent grâce à la hausse des carburants et aurait même enregistré une perte de recettes fiscales. Les données publiées par Bercy montrent effectivement que l’effet de la hausse des prix sur les recettes a été rapidement contrebalancé par la baisse des volumes consommés. Sur les trois premiers mois de 2026, les recettes liées aux carburants n’étaient supérieures que d’environ 50 millions d’euros à celles de 2025.

 

Mais pour « 40 millions d’automobilistes », raisonner uniquement en termes de « surplus » de recettes passe à côté de l’essentiel : les automobilistes acquittent déjà des dizaines de milliards d’euros de taxes sur leurs carburants chaque année.

 

« On nous parle aujourd’hui de règle d’or pour garantir que l’État ne gagnera pas d’argent sur la hausse des carburants. Mais de quel zéro parle-t-on ? Les Français paient déjà des dizaines de milliards d’euros de taxes sur leurs carburants. Le problème n’est pas seulement ce que l’État pourrait gagner demain avec la hausse des prix : c’est ce qu’il prélève déjà aujourd’hui. », dénonce Philippe NOZIERE, Président de « 40 millions d’automobilistes ».

 

50 milliards de taxes : ce n’est pas zéro

 

Selon les chiffres mis en avant par « 40 millions d’automobilistes », les taxes sur les carburants représentent environ 50 milliards d’euros. Un montant qui illustre le poids structurel de la fiscalité qui pèse sur les automobilistes.

 

La hausse du prix du litre entraîne mécaniquement une hausse de la TVA, puisque cette taxe est proportionnelle au prix. Mais lorsque le prix devient trop élevé, les automobilistes réduisent aussi leur consommation, ce qui diminue les recettes liées aux carburants. C’est précisément ce phénomène qui explique pourquoi le rendement fiscal de la crise peut varier fortement selon les périodes.

 

« 50 milliards de taxes, ce n’est pas zéro profit. C’est surtout le signe que la voiture est devenue une source majeure de recettes fiscales. Et lorsque le prix du carburant explose, ce sont les Français qui paient la facture deux fois : à la pompe, puis sur tout ce que la hausse des coûts de transport renchérit. Le Gouvernement ne peut pas nous expliquer qu’il ne gagne rien sur la crise tout en refusant de s’attaquer au niveau de fiscalité qui pèse structurellement sur les carburants », affirme Pierre CHASSERAY, Délégué Général de « 40 millions d’automobilistes ».

 

Une « règle d’or » qui organise la redistribution au lieu de baisser les taxes

 

Pour « 40 millions d’automobilistes », le mécanisme envisagé par le Gouvernement pose également une question de méthode. Plutôt que de diminuer directement les prélèvements qui pèsent sur le litre de carburant, l’exécutif envisage de continuer à taxer avant de redistribuer une partie des recettes supplémentaires lorsque les prix augmentent.

 

Autrement dit : l’automobiliste paie, l’État prélève, puis l’État lui reverse une partie sous forme d’aide. Cette logique ne permet ni de faire durablement baisser le prix à la pompe, ni de redonner de la visibilité aux millions de Français qui n’ont pas d’alternative à leur voiture pour travailler, se soigner, accompagner leurs enfants ou accéder aux services essentiels.

 

« On ne peut pas construire une politique du pouvoir d’achat en organisant un circuit où l’État prélève davantage lorsque les prix montent avant de redistribuer ensuite une partie de ce qu’il a perçu. Les automobilistes ne demandent pas à être aidés à payer des taxes : ils demandent qu’on baisse les taxes. », poursuit Pierre CHASSERAY.

 

Le vrai « zéro » doit être celui de la fiscalité supplémentaire

 

Pour « 40 millions d’automobilistes », le Gouvernement doit désormais sortir de la logique des chèques, aides ciblées et mécanismes de compensation successifs.

 

Le premier levier à activer est pourtant évident : ramener la fiscalité française sur les carburants au niveau des minima européens. L’Union européenne fixe des niveaux minimums de taxation applicables aux carburants, mais elle n’impose nullement aux États membres d’aller au-delà. La France a fait le choix d’appliquer une fiscalité nettement supérieure à ces seuils minimaux.

 

Avant même d’imaginer de nouveaux mécanismes de redistribution, le Gouvernement doit donc commencer par réduire les taxes jusqu’aux minima européens, puis s’attaquer aux autres prélèvements qui alourdissent le prix du litre.

 

Pour « 40 millions d’automobilistes », la question n’est donc pas de savoir comment redistribuer demain une partie d’un éventuel surplus de TVA. La question est de savoir quand le Gouvernement acceptera enfin de réduire les taxes qui asphyxient aujourd’hui les automobilistes.

 

 

 

 

 

   
   
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