Les consommateurs européens privilégient la sécurité sur la rapidité, selon une nouvelle étude de Fourthline
78 % accepteraient des contrôles de vérification bancaire plus lents en échange d’un risque de fraude nettement réduit, un constat partagé pour tous les marchés européens étudiés et toutes les tranches d’âge
PARIS, 1er octobre 2026 – Les Européens se détournent de la course menée depuis une décennie vers des services bancaires toujours plus rapides et plus fluides. Selon une nouvelle étude commanditée par Fourthline, leader européen des services d’identité, 78 % des consommateurs accepteraient un processus de vérification plus lent et plus approfondi s’il réduisait leur risque de fraude.
Les banques et les fintechs ont passé dix ans à éliminer les frictions liées à la procédure de souscription (onboarding), mais les clients affirment désormais que la rapidité n'est pas leur priorité absolue.
L’adhésion est large dans tous les marchés étudiés, avec au moins 72 % dans chaque pays et 79 % en France, ainsi que dans toutes les tranches d’âge, de 74 % chez les 18-24 ans à 79 % chez les plus de 55 ans.
Ces résultats sont issus de la deuxième édition du « Fraud and Authentication Report » de Fourthline, qui a interrogé 6 000 adultes au Royaume-Uni, en France, Allemagne, Espagne, Italie et aux Pays-Bas. Le terrain a été réalisé par Opinium en août 2026. Le rapport mesure, d’une année sur l’autre, l’évolution de la confiance, de l’exposition à la fraude et du souci de sécurité.
Les consommateurs français affichent une confiance solide envers leurs banques : 76 % leur font confiance pour gérer leurs finances de manière sécurisée, et 79 % accepteraient un processus plus lent, dont 36 % qui l’accepteraient « certainement », le taux le plus élevé de tous les marchés étudiés. La confiance envers les banques va de pair avec l’adhésion aux mesures de sécurité qu’elles mettent en place.
Les répondants britanniques témoignent de la plus forte confiance envers leurs banques (83 % leur font confiance pour gérer leur argent de manière sécurisée), combinée à la plus faible tolérance pour des contrôles plus lents, à 72 %. Seuls 53 % souhaitent que leur banque leur explique pourquoi des mesures de sécurité supplémentaires sont nécessaires : si les Britanniques font confiance à leurs banques, cette confiance ne se traduit pas par de la patience envers les procédures de conformité.
Les Allemands acceptent, mais sous conditions : 78 % accepteraient des contrôles plus lents, mais 71 % ont besoin de savoir pourquoi ces étapes supplémentaires sont nécessaires. Ils sont aussi les plus nombreux à refuser un processus plus lent, avec 15 % des répondants.
Les consommateurs néerlandais sont ceux qui font le moins confiance à leurs banques (64 %), et pourtant 80 % accepteraient un processus plus lent, le taux le plus élevé de tous les marchés étudiés. Leur scepticisme quant aux intentions des banques ne s’étend pas aux mesures de sécurité.
Si les frictions dans les processus d'identification et de vérification ne sont pas en soi mal perçues, c’est cependant le cas des frictions inexpliquées. D’une enquête à l’autre, la part des consommateurs prêts à tolérer des mesures de sécurité supplémentaires a fortement reculé, passant de 55 % à 42 % (43 % en France). Alors que l’intérêt pour les mesures de sécurité en général décline, la tendance à accepter un processus de vérification plus lent et plus approfondi reste solide, les consommateurs demandant de plus en plus à comprendre la raison des contrôles supplémentaires.
À l’échelle européenne, les 18-24 ans sont les moins disposés à accepter un processus de vérification plus lent (74 %), bien que plus d’un sur cinq (22 %) ait déjà été victime d’une fraude financière et qu’ils constituent le groupe le plus exposé aux escroqueries générées par l’IA (30 %).
À l’inverse, les consommateurs plus âgés sont les moins exposés à la fraude financière comme aux escroqueries générées par l’IA (respectivement 13 % et 8 %), mais ils se montrent les plus patients face aux processus de sécurité et de vérification : 79 % sont favorables à un processus plus lent et plus sûr. Ce sont les plus exposés qui sont les moins patients.
Benjamin Cotte, Director of Product, Fourthline, déclare : « Chaque parcours de vérification d'identité est un arbitrage entre deux exigences : Les équipes produit cherchent à maximiser la conversion, les équipes risques et conformité à maximiser la détection de la fraude. Et dans cet arbitrage, la conversion a souvent pesé plus lourd.
Cette étude fait entendre la voix du client final, et son message est clair : il est prêt à patienter un peu plus pour être mieux protégé. Notre rôle est de concilier ces attentes contradictoires : Nos IA vérifient l'identité de la grande majorité des utilisateurs en quelques secondes, mais nos analystes prennent le temps nécessaire sur les cas qui le justifient. La rapidité reste essentielle, mais jamais au détriment de la sécurité. »
FIN
Méthodologie :
Opinium Research a interrogé 6 000 adultes âgés de 18 ans et plus pour le compte de Fourthline et Cognito, sur la base d’échantillons nationaux représentatifs de 1 000 personnes au Royaume-Uni, en France, Allemagne, Espagne, Italie et aux Pays-Bas. Le terrain a été réalisé du 24 au 31 août 2026. Les résultats ont été pondérés afin d’être représentatifs au niveau national selon l’âge et le sexe.
À propos de Fourthline :
Fourthline est le leader européen de la vérification d’identité et propose des solutions de conformité basées sur une technologie d’IA propriétaire. Fondée à Amsterdam en 2017, Fourthline compte parmi ses clients Revolut, N26, Trade Republic, Qonto, Scalable Capital, Scalapay, Raisin, Rabobank et Bitpanda. Grâce à une intégration API unique, Fourthline permet aux institutions financières de maintenir des standards de conformité homogènes tout en accompagnant leurs ambitions d’expansion internationale. www.fourthline.com
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