Communiqué de presse
Octobre 2026
PYRAMIDE DE CHAUSSURES
Pyramide de chaussures : 2 630 paires de chaussures collectées à Paris !
Lyon, le 10 octobre 2026. Les 9 et 10 octobre, Handicap International a érigé son emblématique pyramide de chaussures à Paris, place de la République, pour lutter contre le retour des mines antipersonnel. Le grand témoin de l’édition, Vincent Dalonneau, Directeur programme au Soudan, a témoigné en direct de la place de la situation humanitaire dramatique et des dommages immenses provoqués par les mines antipersonnel et les restes explosifs de guerre. 2 630 paires de chaussures ont été récoltées – un poids symbolique pour rappeler l’ensemble des vies civiles brisées ou perdues à cause de ces armes barbares.
Une édition 2026 réussie
Les 9 et 10 octobre, à Paris, les citoyens, petits et grands, ont lancé leurs chaussures sur la Pyramide érigée à Villeurbanne pour protester contre le retour des mines antipersonnel et la recrudescence du nombre de victimes.
Au total, 2 630 paires de chaussures ont été collectées au cours de ces deux journées, incarnant le poids de l’engagement citoyen et de la solidarité envers les victimes. Une quarantaine de bénévoles a été mobilisée et a contribué au succès de cette nouvelle édition.
Un grand témoin pour revenir sur la situation au Soudan
Vincent DALONNEAU, directeur programme au Soudan, a été le grand témoin de l’édition 2026 de la Pyramide. Il s’est rendu disponible pour témoigner de la situation humanitaire et de la contamination par les mines dans le pays.
Depuis le 15 avril 2023, le Soudan est tragiquement déchiré par une guerre civile d'une violence inouïe qui oppose les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide. Ces affrontements ont plongé le pays dans une grave catastrophe humanitaire, forçant les civils à vivre sous la menace constante des violences.
En conséquence, le pays est contaminé par munitions non explosées, y compris des mines antipersonnel, dans les zones de retour et le long des anciennes lignes de front. Cela constitue un risque particulièrement grave pour les populations qui tentent de rentrer chez elles et de se déplacer en toute sécurité.
Non au retour des mines antipersonnel
Les Pyramides se sont tenues dans un contexte marqué par le retour inédit des mines antipersonnel : nombre de victimes annuel en hausse, retrait de 5 États du Traité d’Ottawa interdisant ces armes (la Pologne, la Finlande, la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie), relance de la production de mines en Europe…
Or, les mines antipersonnel entrainent systématiquement des conséquences désastreuses, partout où elles sont utilisées. En 2024, les mines et les restes explosifs de guerre ont tués ou blessés au moins 6 279 personnes – parmi elles, 90 % sont des civils, dont près de la moitié d’enfants.[1]
Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page du site web dédié à l’événement.
A propos de Handicap International
Handicap International est une association de solidarité internationale indépendante, qui intervient depuis plus de 40 ans dans les situations de pauvreté et d’exclusion, de conflits et de catastrophes. Œuvrant aux côtés des personnes handicapées et vulnérabilisées, elle agit et témoigne pour répondre à leurs besoins essentiels et améliorer leurs conditions de vie. Elle s’engage à promouvoir le respect de leur dignité et de leurs droits fondamentaux. Depuis sa création en 1982, Handicap International a mis en place des programmes de développement dans plus de 60 pays et intervient dans de nombreuses situations d’urgence. Le réseau de 8 associations nationales (Allemagne, Belgique, Canada, États-Unis, France, Luxembourg, Royaume-Uni et Suisse) œuvre de manière constante à la mobilisation des ressources, à la cogestion des projets et au rayonnement des principes et actions de l’organisation. Handicap International est l’une des six associations fondatrices de la Campagne internationale pour interdire les mines (ICBL), co-lauréate du prix Nobel de la paix en 1997 et lauréate du Prix Conrad N. Hilton 2011. Handicap International agit et témoigne partout où « vivre debout » ne va pas de soi.