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COQUILLES SAINT-JACQUES : DES POPULATIONS EN BONNE SANTÉ, DES MESURES DE GESTION À MAINTENIR
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Date : 16/10/2026 08:10
Thème(s) :  Actualités nationales  ;  Environnement  ;  Gastronomie  ;  Sciences & Techniques  ; 
 
 
 
 
Document(s) attaché(s) :
CP-Coquille-Saint-Jacques-16102026.pdf
 
Société communicante :
Ifremer
[email protected]
 
     
Communiqué :

 

Coquilles Saint-Jacques : des populations en bonne santé, des mesures de gestion à maintenir

Les évaluations scientifiques de l’Ifremer confirment le bon état des gisements de coquilles Saint-Jacques en baie de Seine et en baie de Saint-Brieuc. Malgré un recul de la biomasse en baie de Seine par rapport à 2025, les perspectives sont favorables, avec une année 2027 qui s’annonce exceptionnelle. En baie de Saint-Brieuc, la population continue d’augmenter. Pour préserver cette ressource dans la durée, les scientifiques de l’Ifremer recommandent de ne pas augmenter les prélèvements et de maintenir les mesures de gestion en vigueur.

Comme chaque année, l’Ifremer a conduit deux campagnes d’évaluation sur les principaux gisements de coquilles Saint-Jacques afin de mesurer l’état de leurs populations, d’estimer la biomasse exploitable et d’éclairer les décisions de gestion de cette ressource.

La première s’est déroulée en baie de Seine du 27 juin au 15 juillet 2026, tandis que la campagne pour la baie de Saint-Brieuc a eu lieu du 18 août au 1er septembre 2026.

Résultat : les populations de coquilles Saint-Jacques se portent globalement bien. Cela n’a pas été toujours le cas, puisque le suivi a débuté dès la fin des années 1970 alors que les populations commençaient à s’épuiser. Depuis, ces dernières ont largement augmenté et font aujourd’hui vivre la première pêcherie française, qui emploie près de 3000 pêcheurs sur environ 700 navires. 


Baie de Seine : 84 189 tonnes de coquilles disponibles

En baisse de 30% par rapport à la saison de pêche de 2025, la biomasse exploitable des coquilles de taille réglementaire (110 mm) de la baie de Seine a été estimée à 84 189 tonnes pour cette année. Cette diminution apparait malgré un reliquat (coquilles ayant survécu à au moins une année de pêche) important représentant plus de 60% de la ressource disponible.

Cette réduction de la biomasse exploitable s’explique par un recrutement (coquilles de 2 ans) le plus faible des six dernières années. Il s’avère également plus faible que les prévisions initialement annoncées, ce qui signifie que cette génération a déjà été exploitée au printemps dernier. En revanche, une nouvelle cohorte de juvéniles (coquilles de 1 an) est apparue en grande quantité, laissant entrevoir une biomasse exploitable potentiellement record en 2027.


Baie de Saint-Brieuc : une biomasse exploitable qui pourrait atteindre 74 700 tonnes

À l’ouverture de la pêche le 1er octobre 2026, il a été estimé que 57 270 tonnes de coquilles de plus de 105 mm étaient disponibles. En tenant compte de la croissance attendue au cours des prochains mois, la biomasse disponible pourrait atteindre environ 74 700 tonnes durant la saison à venir. Si cette projection se confirme, la biomasse disponible sera supérieure de 5 % à celle de 2025 et atteindra un niveau record pour la baie de Saint-Brieuc depuis le début des campagnes de suivi. Cela s’explique par un reliquat très important de coquilles après la dernière saison de pêche. En revanche, le recrutement de coquilles (individus de 2 ans) s’annonce faible pour cette année.

Les prévisions pour 2027 prédisent un très bon pré-recrutement (coquilles de 1 an), sous réserve que la survie larvaire et l’évolution des paramètres environnementaux soient favorables.


Maintenir les efforts de gestion pour préserver la ressource

En baie de Seine, la baisse de la biomasse exploitable appelle à la vigilance, même si les perspectives pour 2027 sont favorables. Elle souligne l'importance d'adapter les prélèvements en fonction des évaluations scientifiques afin de préserver les populations dans la durée.

Quant à la baie de Saint-Brieuc, elle présente une biomasse exploitable en légère hausse par rapport à 2025.

« Les populations de coquilles Saint-Jacques des deux gisements restent à des niveaux très élevés, ce qui témoigne des effets positifs des mesures de gestion mises en place par la filière. À ce stade, nous ne savons pas encore si les canicules survenues cet été auront un impact sur les populations. Il est donc essentiel de ne pas augmenter les quantités prélevées et de continuer à suivre les recommandations issues des campagnes d’évaluation de l’Ifremer. C’est à cette condition que nous pourrons préserver, dans la durée, une exploitation de la ressource », expliquent Éric Foucher et Yann Rousseau, chercheurs en halieutique à l’Ifremer et respectivement chefs des missions COMOR (Coquilles Manche Orientale) et COSB (Coquilles Saint-Brieuc).

 

Lire le communiqué de presse complet en pdf ci-dessus ou sur ifremer.fr

 

Contacts Presse

Lucie Lautredou : 06 15 73 95 29 / Sacha Capdevielle : 06 07 84 37 97

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